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1ER GOUVERNEMENT DE PATRICE TALON II: Gaston Dossouhoui, reconduit au poste pour poursuivre le JOB

Le chef de l’État patrice Talon a rendu publique près de 18 mois après la formation de son gouvernement en 2016, une nouvelle équipe qui a connu des départs comme des entrées. Aux nombres de ces entrées, figure Gaston Cossi Dossouhoui qui a pris les rênes du ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la Pêche des mains de Delphin Koudandé. Ce dernier au cours de sa prise de fonction s’est engagé à travailler pour hisser l’agriculture béninoise au haut niveau. L’Hebdomadaire « LE RURAL » à travers cet article revient sur les grandes réformes opérées et les défis qui restent à relever au niveau du secteur agricole.

Par Laure LEKOSSA

Gaston Cossi Dossouhoui est un ingénieur agronome de l’Institut d’agronomie tropicale du Kouban à Krasnodar (ex-URSS). Nommé déjà une première fois à ce même poste ministériel sous le président Yayi, il a également occupé plusieurs autres postes, entre autres, celui de Directeur général de l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire. Il a été directeur de cabinet du Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche en 2004, Directeur général du centre régional pour la promotion agricole, et Directeur technique de l’ONASA. Il est Chevalier d’Ordre du Mérite du Bénin, depuis 2005. Il est l’un des grands artisans des nombreuses réformes déjà entreprises par le président Talon depuis qu’il est au pouvoir.

Quelques réformes institutionnelles opérées dans le secteur agricole

La gestion durable de la fertilité des sols, l’assurance de la sécurité alimentaire, la réduction de la malnutrition et la réduction de la balance commerciale déficitaire sont des défis identifiés en 2016 dans le PAG volet agriculture. Après une préparation, des études techniques, des études opérationnelles, la recherche du financement tout en identifiant les créneaux porteurs en termes de filières, plusieurs actions ont été menées. Aux nombres de ces actions, figure des réformes institutionnelles opérées par le gouvernement à travers la création des ATDA, des DDAEP, le FNDA qui se positionne comme un facilitateur d’accès aux financements des petits producteurs. Le Recensement National de l’Agriculture (RNA) constitue l’autre réforme opérée qui permet de mettre en place une base de contrôle, une base de prélèvement de données de tout ce qui est produit. La recherche agricole s’ensuit avec l’installation de 23 sites de recherches dans des villages.

Actions et résultats obtenus au niveau de certaines filières

Le premier producteur de coton d’Afrique de l’Ouest a enregistré des progrès substantiels dans ses récoltes de l’or blanc, du soja, de l’anacarde ou encore du riz. En effet, avec ses 732.373 tonnes de coton de production au cours de la Campagne agricole 2019-2020, le Bénin se place en tête de peloton de la production agricole des 10 dernières années en Afrique de l’Ouest devant le Mali et le Burkina Faso. En 2019, la principale production agricole d’exportation du pays a enregistré une progression de 8 % par rapport à l’année précédente. Derrière cette performance, un homme d’État, Gaston Cossi DOSSOUHOUI. Il place l’agriculture béninoise au cœur des préoccupations de la jeunesse de son pays et des grands enjeux économiques de celui-ci. Gaston DOSSOUHOUI fait passer le Produit intérieur brut (PIB) du pays de la lisière des 1,5% (2015) à 7,2% (en 2020) malgré la pandémie à triple conséquence Covid19.

Peu politique, ce technicien a réussi à hisser le Bénin au rang des meilleurs producteurs de Coton de l’Afrique de l’Ouest et du pays ayant détenu le palme de bonne statistique du Coton dans la région. En effet, parti d’une ambition de 850 000 tonnes pour la campagne sous revue, le Bénin a atteint les 732.373 tonnes de coton avec au compteur 8% de progression et un rebond de 123 % par rapport à 2014-2015. Le progrès ainsi noté dans la production du coton a sorti 5 autres spéculations agricoles des sentiers battus. L’anacarde, le soja, le maïs, le riz et le manioc ont tous connu une progression dans la production. Le maïs affiche une progression de 2 % (à 1 580 750 tonnes), le riz de 8 % (à 406 083 tonnes) et le manioc de 5 % (à 4 525 450 tonnes). Les performances les plus élevées ont été enregistrées par le soja qui progresse de 56 %, soit 257 000 tonnes (contre 156 900 tonnes en 2016) et par l’anacarde, la deuxième filière nationale génératrice de devises après le coton, qui bondit de 13 %, soit 130 276 tonnes.

Gaston Cossi DOUSOUHOUI y a imprimé une nouvelle approche, « la mise à disposition à temps et en quantité suffisante d’intrants et de semences de qualité aux producteurs, ainsi que par l’augmentation continue du prix payé aux paysans » justifient les spécialistes du domaine. L’innovation ainsi notée n’a pas impacté que ces spéculations. Elle a aussi permis de maintenir en équilibre la production de l’igname qui a stagné de 3,3 millions de tonnes, comme en 2018. Des prouesses ont été aussi notées au niveau des filières comme le palmier à huile, l’ananas sans oublier le maraîchage. L’igname , l’élevage en passant par la pêche , tous ces secteurs ont été fortement touchés par des actions phares qui ont permis l’augmentation et l’intensification de la productivité agricole par la mise à disposition des équipements de qualité , des intrants .

Gaston DOSSOUHOUI a fait bénéficier à ces filières, un programme national de développement avec la création de l’Agence nationale de la mécanisation agricole et de la restructuration du Fonds national de développement de l’agriculture. Ce fonds, créé en 2014, le ministre l’a relancé en juin 2018. Il travaille à la réalisation des investissements structurants et à l’accès des producteurs aux services financiers et non financiers. Depuis 2016, le secteur agricole affiche une contribution de 28 % au PIB et génère 75 % des recettes d’exportation, selon les chiffres de l’institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). On ne change pas l’équipe qui gagne dit-on. C’est évident que toutes ces prouesses enregistrées dans le secteur agricole ont poussé le chef de l’état à maintenir Gaston Cossi Dossouhoui à son poste de ministre de l’Agriculture. Gaston DOSSOUHOUI, ambitionne faire du Bénin le grenier de la sous-région à l’horizon 2025.Toutefois pour ce prochain quinquennat d’énormes défis restent à relever.

Les grands défis qui restent à relever

Aux nombres des défis à relever figure la question liée à la gestion de l’eau qui constitue aujourd’hui une préoccupation majeure pour nombres de producteurs. À cela s’ajoutent les questions liées à la transhumance, d’accès aux financements, d’accès aux marchés d’exportation qui restent et demeurent des défis majeurs à relever pour une bonne relance du secteur.

Lire aussi: RÉÉLECTION DE PATRICE TALON: Voici les attentes des acteurs du monde agricole

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