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4IEME SESSION DU COREVA: D’importantes avancées notées au terme de la mise en œuvre des protocoles par les membres du comité

Les membres du Comité Régional de Vulgarisation Agricole (CoReVA) se sont réunis ce jeudi 01 septembre 2022 au siège de l’Agence Territoriale de Développement Agricole du pôle 7 pour faire le point de la mise des différents protocoles de vulgarisation agricole.

Cédric Joawo BAKPE

Cette quatrième session du Comité Régional de Vulgarisation Agricole (CoReVA) intervient après la mise en œuvre des 18 protocoles soumis par les Prestataires Privés du Conseil Agricole (PPCA) dans le cadre de la gestion du Fonds Régional de Vulgarisation Agricole (FoReVA). Elle a consisté à faire la synthèse des résultats obtenus sur le terrain. Ces protocoles ont porté sur trois filières (le maïs, le riz et les cultures maraichères) et ont couverts un certain nombre de thématiques.

« Dans la filière maraichage, les questions de flétrissements bactériens ont été abordées à travers un certain nombre de protocoles et les variétés innovantes qui ont été vulgarisées par la recherche sont révélées performantes par les producteurs qui les ont adoptés. Nous avons PADMA, nous avons Platinum par endroit dont les producteurs ont estimé leur performance en terme de productivité sont largement meilleure par rapport à la variété locale », a expliqué Yao Maxime GOUNSE, Directeur de Renforcement de Capacités de l’ATDA du pôle 7 et Secrétaire Général du CoReVA avant d’ajouter qu’ au niveau du riz « un effort est fait sur le système SRI qui a permis aux producteurs de comprendre les différentes étapes qu’il faut mieux développer aux fins d’améliorer la productivité ». Sur la filière maïs, il précise qu’il y a beaucoup de protocoles qui ont mis l’accent notamment sur les questions des chenilles légionnaires et également sur les questions d’adaptation aux changements climatiques. « Sur le terrain nous avons eu des variétés qui se sont révélées assez résistantes sur ces deux préoccupations et les producteurs ont constaté qu’il y a eu une réduction de 15 % sur l’attaque par les chenilles légionnaires sur les produits performants alors que pour les produits locaux qu’on utilise, les attaques ont permis d’aller jusqu’à 80 % », a renchérit Yao Maxime GOUNSE. Pour finir, il notifie les différentes recommandations formulées par les membres de CoReVA : « il a été dit de prendre les dispositions pour que les innovations qui se sont révélées très intéressantes pour les producteurs soient élargies sur l’ensemble du PDA aux fins d’améliorer leur productivité », aussi, ajout-il : « De voir dans quelle mesure avec la recherche il faut rendre disponible les semences pour permettre à ce que le développement de ces innovations sur le terrain soit aisé. »

Dans la mise en œuvre des protocoles sur le terrain, les Prestataires Privés du Conseil Agricole (PPCA) ont rencontrées quelques difficultés qu’évoquent leur représentant Éric Prosper DOSSA : « les zones sont inondables, nous n’avons pas très tôt débuté la mise en place des essais et nous n’avons pas eu aussi la pleine motivation des producteurs dès le départ mais en cours de route ils ont été très impliqué pour conduire les essais avec nous. » Nonobstant toutes ces difficultés les résultats ont été satisfaisants aux yeux des membres du comité. Selon le Barthélémy BOGNON, Président de l’Union Départementale des Producteurs de l’Ouémé et Vice-Président du CoReVA, « le résultat est très probant. Il souhaite que ces technologies soient adoptées au niveau du monde paysan par beaucoup de producteurs pour améliorer la production et la productivité ». Pour la personne ressource au sein du CoReVA, Ludovic LANTONKPODE, « faire le conseil agricole surtout avec les privés qui sont à leur début officiellement n’était pas gagné d’avance ». Il pense que « les prestataires privés ont démontré leurs capacités à pouvoir faire la chose ». Le Maire de la ville de Dangbo, Maoudo DJOSSOU, représentant les maires des zones concernées a lui aussi témoigné sa satisfaction des résultats obtenus avant de demander que se pérennisent ces acquis. « Que les intrants soient désormais disponibles pour permettre à la population d’en utiliser de façon aisée », a-t-il insisté. « Cette expérience mérite d’être menée à grande échelle au niveau des producteurs », a renchérit Jobert GOUDJINOU, représentant le préfet de l’Ouémé au sein du CoReVA. Mettre à échelle ses innovations agricoles serait un atout pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

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