Le secteur agricole prend son envol

La terre ne ment pas, elle écoute ce que l’on dit par nos actions. Conscient du fait et dans le souci de diversifier un secteur clé de l’économie béninoise, le gouvernement a décidé depuis plusieurs années de faire confiance à la terre et à ce qu’elle offre comme ressource.

L’exécutif veut mettre les bouchées doubles pour faire du secteur agricole béninois, l’un des secteurs les plus florissants. De la production à l’exportation en passant par la transformation, des mesures à fort impact sont prises pour permettre au secteur agricole de prendre ses marques. Il est à espérer que chaque filière agricole soit davantage structurée pour des résultats probants. La situation géographique du Bénin est un atout pour son agriculture. Si le gouvernement du président Talon est en train d’actionner la machine pour une autosuffisance alimentaire au Bénin, il n’en demeure pas moins que le Nigéria et d’autres pays en Afrique de l’Ouest offrent des débouchés substantiels.

Les pays du Nord sont très demandeurs de karité, de fruits, de cossettes, de manioc et de noix d’anacarde. Au niveau de l’élevage, des possibilités se présentent dans la production de viande animale, de volailles, d’œufs et de produits laitiers.

Le secteur agricole étant le moteur de développement socio-économique, le gouvernement au regard des résultats de l’année écoulée dans le secteur a voulu amplifier son soutien au secteur. Ce qui se traduit par un certain nombre de décisions prises et d’actes posés. Il faut de façon concrète noter la mise en place dans les prochaines semaines d’un système semencier formel qui vise à garantir la qualité des semences et des plants avec une traçabilité nette depuis la sélection jusqu’à la commercialisation, en passant notamment par la multiplication. Une structure sera créée pour gérer efficacement le dispositif national de production, d’agrégation, d’importation et de distribution de semences et plants. À cette décision, il faut ajouter l’élargissement des champs de compétences du Fonds National de Développement Agricole (FNDA), qui, à travers ses guichets appuie les producteurs agricoles dans des projets innovants.

Par ailleurs, il faut ajouter la mécanisation du secteur agricole. Le Chef de l’État y tient comme à la prunelle de ses yeux. Même si le taux de pénétration des machines agricoles s’accroît de façon significative et facilite de plus en plus la production agricole, son objectif est que l’agriculture béninoise soit entièrement mécanisée et, surtout, que la productivité s’améliore continuellement pour garantir la sécurité alimentaire, mais aussi enrichir de plus en plus nos producteurs et réduire la pénibilité du travail agricole.

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