PLUIES HORS SAISON AU SUD BÉNIN

Dans le Sud Bénin, décembre et janvier sont censés rimer avec soleil et sécheresse. Pourtant, cette année, des pluies ont surpris tant les habitants que les agriculteurs le long de la bande côtière. Des gouttes fines, parfois des averses fortes, ont inondé des champs et perturbé les activités. Une anomalie météorologique ? Pas exactement.

Un phénomène climatique qui s’explique

Dans le Sud Bénin, décembre et janvier sont censés rimer avec soleil et sécheresse. Pourtant, cette année, des pluies ont surpris tant les habitants que les agriculteurs le long de la bande côtière. Des gouttes fines, parfois des averses fortes, ont inondé des champs et perturbé les activités. Une anomalie météorologique ? Pas exactement.

Dans le Sud Bénin, décembre et janvier sont censés rimer avec soleil et sécheresse. Pourtant, cette année, des pluies ont surpris tant les habitants que les agriculteurs le long de la bande côtière. Des gouttes fines, parfois des averses fortes, ont inondé des champs et perturbé les activités. Une anomalie météorologique ? Pas exactement.

Des pluies inattendues ont été enregistrées en décembre ainsi qu’au début du mois de janvier, suscitant des interrogations au sein des populations. Selon Diane Laourou, cheffe du Service Prévision et Assistance Météorologiques, il n’y a toutefois pas lieu de s’alarmer. « C’est une situation normale liée au climat côtier », affirme-t-elle.

D’après elle, ces pluies hors saison s’expliquent par plusieurs facteurs naturels. « Il y a d’abord les ondes équatoriales, des ondulations atmosphériques qui apportent de l’humidité piégée autour de l’équateur. Quand elles traversent notre région, elles peuvent provoquer des précipitations, même en période sèche. »

Mais, les ondes équatoriales ne suffisent pas à elles seules à expliquer le phénomène. Des interactions entre le climat tropical et celui des moyennes latitudes peuvent également générer des pluies imprévues. « Lorsqu’il y a des descentes d’air froid vers nos régions tropicales, cela perturbe le climat et favorise l’entrée d’humidité inhabituelle », précise Diane Laourou. La proximité de l’océan et la brise marine, combinées à l’humidité résiduelle de la saison pluvieuse, ont contribué à l’organisation de pluies parfois importantes.

Les conséquences de ces pluies

Ces pluies ont des conséquences immédiates pour les agriculteurs. Certaines cultures en maturation ont été abîmées, tandis que des récoltes déjà mises à sécher ont subi des pertes. À l’inverse, les cultures de contre-saison et l’élevage tirent profit de ces pluies, qui assurent l’abreuvement du bétail et la repousse des pâturages.

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Pour la cheffe du Service météorologique, la vigilance reste de mise. « Il est essentiel de suivre quotidiennement les bulletins météorologiques, afin de protéger les récoltes, d’anticiper les événements et d’éviter les risques liés aux orages et à la foudre. »

Face à un climat en mutation et aux phénomènes extrêmes, la préparation et l’adaptation demeurent cruciales pour les populations et le monde agricole.

Vignon Justin ADANDE

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