Alors que la transformation locale reste marginale au Nigeria, le négociant singapourien Robust International projette de construire une unité industrielle de transformation de noix de cajou dans l’État d’Ogun. Cet investissement d'envergure vise à réduire le fossé entre la production brute et la valorisation locale.

Le Nigéria installe bientôt une nouvelle usine pour accentuer la transformation

Alors que la transformation locale reste marginale au Nigeria, le négociant singapourien Robust International projette de construire une unité industrielle de transformation de noix de cajou dans l’État d’Ogun. Cet investissement d’envergure vise à réduire le fossé entre la production brute et la valorisation locale.

Alors que la transformation locale reste marginale au Nigeria, le négociant singapourien Robust International projette de construire une unité industrielle de transformation de noix de cajou dans l’État d’Ogun. Cet investissement d'envergure vise à réduire le fossé entre la production brute et la valorisation locale.

À l’échelle ouest-africaine, le Nigeria occupe une place de premier plan dans l’offre de noix de cajou, se classant juste derrière la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau. Néanmoins, la valorisation industrielle y demeure encore faible. Pour répondre à ce défi, Robust International, opérateur singapourien du négoce agricole, a décidé d’approfondir son positionnement industriel dans le pays.

Selon les informations rapportées par l’Agence Ecofin, le groupe envisage la création d’une nouvelle unité de transformation dans l’État d’Ogun. Ce projet devrait se traduire par une hausse significative de ses capacités opérationnelles : avec l’entrée en activité de cette usine, la capacité de traitement de Robust International passera de 100 tonnes à 220 tonnes par jour.

Un financement de 75 millions de dollars sécurisé

Pour concrétiser cette ambition, l’entreprise a mobilisé une ligne de dette de 75 millions de dollars auprès de GuarantCo, une institution financière spécialisée dans les garanties de crédit. Si le calendrier précis de mise en œuvre n’a pas encore été dévoilé, l’impact économique, lui, est déjà chiffré.

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L’unité industrielle prévoit de s’approvisionner auprès d’environ 10 000 petits exploitants, principalement à faibles revenus. Cette intégration des producteurs locaux dans la chaîne de valeur garantit de meilleurs débouchés et une sécurisation des prix de vente pour les paysans.

Énergie verte et biomasse

Au-delà de l’aspect productif, le projet intègre un volet environnemental innovant. Les sous-produits issus du décorticage de la noix seront recyclés grâce à des installations dédiées à la production de biomasse et de biocarburants. Cette approche d’économie circulaire renforce la durabilité de l’initiative et optimise la gestion des déchets industriels.

Cependant, le défi reste immense. La transformation de l’anacarde demeure un segment fragile au Nigeria. Selon le cabinet indépendant N’kalô, les quantités transformées localement auraient chuté de 17 % en 2025, tombant à 50 000 tonnes.

Paradoxalement, l’offre totale de noix sur le marché nigérian a progressé de 16 % sur la même période, atteignant 405 000 tonnes. Dans ce contexte, développer les capacités de transformation comme le propose Robust International apparaît comme un levier indispensable pour capter la valeur ajoutée et stabiliser la filière.

Aboubakar FAÏSSAL

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