NON FIXATION DU PRIX DE LA NOIX DE CAJOU

Pour la campagne 2026 de commercialisation de l’anacarde, le prix au producteur ne sera pas administré. Il sera déterminé par le jeu de l’offre et de la demande, dans le respect des principes de libéralisation encadrée qui régissent la filière.

« Cette liberté doit s’accompagner d’un bon encadrement », Abdoulaye MADOUGOU

Pour la campagne 2026 de commercialisation de l’anacarde, le prix au producteur ne sera pas administré. Il sera déterminé par le jeu de l’offre et de la demande, dans le respect des principes de libéralisation encadrée qui régissent la filière. C’est ce qu’indique le communiqué conjoint en date du 06 février 2026, signé par les deux ministres en charge du secteur. Interviewé par notre rédaction, Abdoulaye Madougou, producteur d’anacarde et Secrétaire général de la Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin, est revenu sur cette actualité majeure.

Pour la campagne 2026 de commercialisation de l’anacarde, le prix au producteur ne sera pas administré. Il sera déterminé par le jeu de l’offre et de la demande, dans le respect des principes de libéralisation encadrée qui régissent la filière.

Comment a été la dernière campagne agricole dans la filière anacarde ?

La dernière campagne s’est globalement bien déroulée, même si elle n’a pas été sans défis. Dans plusieurs zones, les rendements sont restés relativement stables grâce aux efforts des producteurs, aux formations techniques et à l’amélioration des pratiques culturales. Cependant, la volatilité des prix et la forte dynamique commerciale ont créé des difficultés, d’approvisionnement des usines de transformation.

Quelle lecture faites-vous de l’actualité selon laquelle les producteurs sont désormais libres de fixer leurs prix de vente ?

C’est une décision importante et stratégique pour l’avenir de la filière. Elle traduit une volonté de responsabiliser davantage les producteurs et d’aller vers un marché plus ouvert, basé sur l’offre et la demande. C’est aussi une reconnaissance du rôle central des producteurs dans la chaîne de valeur. Cependant, cette liberté doit être accompagnée par un bon encadrement, un accès à une information fiable sur les marchés et une organisation collective forte afin de protéger les producteurs les plus vulnérables.

En tant que producteur, comment vivez-vous cette décision dans votre localité ?

Dans nos localités, cette décision est perçue comme une opportunité, mais aussi comme une responsabilité. Les producteurs apprécient cette reconnaissance de leur rôle, mais ils savent également que cela exige plus d’organisation, plus d’unité et une meilleure maîtrise des informations sur le marché. Nous encourageons donc les producteurs à rester solidaires et à privilégier les ventes organisées afin de mieux défendre leurs intérêts.

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Pour une campagne qui a débuté le 06 février, aviez-vous un appel à l’endroit des acteurs ?

Dès le lancement de la campagne, nous avons lancé un appel clair :

  • Respecter les normes de qualité ;
  • Éviter la commercialisation de noix immatures ;
  • Promouvoir la transparence dans les transactions ;
  • Faciliter l’approvisionnement des usines de transformation ;
  • Renforcer la concertation entre producteurs, transformateurs et autorités.

Nous avons surtout insisté sur l’unité et l’organisation collective, qui restent nos meilleures forces.

Mot de fin

La filière anacarde est un levier stratégique pour l’économie nationale et pour l’amélioration des conditions de vie des ménages ruraux. À la FENAPAB, nous restons engagés aux côtés de l’État et de tous les partenaires pour bâtir une filière plus compétitive, plus équitable et durable, au bénéfice des producteurs et du Bénin tout entier.

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