PRIX DU GARI AU BENIN

Depuis plusieurs mois, le marché du gari affiche une orientation baissière, traduisant à la fois une offre soutenue et un ralentissement de la demande extérieure. En janvier 2026, les indicateurs confirment cette tendance, avec des replis observés sur plusieurs types de marchés, malgré quelques signaux contrastés.

 La pression baissière s’intensifie sur les marchés

Depuis plusieurs mois, le marché du gari affiche une orientation baissière, traduisant à la fois une offre soutenue et un ralentissement de la demande extérieure. En janvier 2026, les indicateurs confirment cette tendance, avec des replis observés sur plusieurs types de marchés, malgré quelques signaux contrastés.

Depuis plusieurs mois, le marché du gari affiche une orientation baissière, traduisant à la fois une offre soutenue et un ralentissement de la demande extérieure. En janvier 2026, les indicateurs confirment cette tendance, avec des replis observés sur plusieurs types de marchés, malgré quelques signaux contrastés.

Le marché du gari s’inscrit dans une dynamique de recul progressif des prix. Comme le souligne le Bulletin mensuel du Système d’Information sur les Marchés Agricoles (SIM-Agricole) de janvier 2026 : « L’évolution des prix du gari est marquée, depuis août 2025, par une tendance globalement baissière. Malgré la levée de la mesure d’interdiction d’exportation, la demande extérieure pour ce produit demeure faible en raison des redevances à l’exportation (100 FCFA/kg). »

Autrement dit, si l’assouplissement des restrictions à l’exportation aurait pu stimuler les échanges et soutenir les prix, il n’en a rien été. En effet, les coûts additionnels liés aux redevances continuent de freiner la compétitivité du produit sur les marchés extérieurs. Par conséquent, la demande internationale reste modérée, ce qui exerce une pression à la baisse sur les prix intérieurs.

Dans ce contexte, le niveau des prix en janvier 2026 confirme l’orientation observée les mois précédents. Le bulletin précise : « En janvier 2026, le gari a été livré en moyenne à 314 FCFA/kg, indiquant des fléchissements par rapport au mois de décembre (-2 %), à l’année 2024 (-24 %) et à la moyenne quinquennale (-16 %). » Ainsi, non seulement les prix reculent à court terme, mais ils s’inscrivent également en net retrait par rapport aux repères historiques récents. Cette évolution traduit un ajustement structurel du marché, où l’offre semble dépasser une demande devenue plus prudente.

Des évolutions différenciées selon les types de marchés

L’analyse détaillée révèle des disparités selon la typologie des marchés. Le bulletin indique : « Selon la typologie des marchés, il est observé des régressions de prix sur les marchés de regroupement (-1 %) et sur les marchés frontaliers (-2 %) par rapport au mois précédent. Toutefois, il est enregistré une augmentation des prix sur les marchés de producteurs (+2 %) et une stabilité des prix sur les marchés de consommateurs. »

D’une part, les marchés de regroupement et les marchés frontaliers enregistrent des baisses supplémentaires. Cela s’explique logiquement par la faiblesse persistante des flux transfrontaliers : lorsque la demande extérieure ralentit, les zones orientées vers l’exportation ressentent plus rapidement l’impact sur les prix.

Lire aussi : RIZ LOCAL AU BENIN : Une détente des prix confirmée en janvier 2026

D’autre part, les marchés de producteurs affichent une légère hausse. Ce mouvement peut traduire un ajustement local de l’offre ou une tentative de reconstitution des marges au niveau primaire. Cependant, cette augmentation demeure modérée et ne remet pas en cause la tendance générale. Quant aux marchés de consommateurs, la stabilité observée suggère un certain équilibre entre l’offre disponible et la capacité d’achat des ménages.

En définitive, le marché du gari évolue dans un environnement marqué par une pression baissière durable, principalement liée à la faiblesse de la demande extérieure. Si la situation actuelle favorise le pouvoir d’achat des consommateurs, elle impose en revanche aux acteurs de la filière une adaptation stratégique afin de préserver leurs marges dans un contexte moins porteur.

Mystéria ALLAHIZI

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