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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

ACCES DIFFICILE À L’EAU POTABLE À DOGBO MALGRÉ LES EFFORTS DU GOUVERNEMENT : Un appel au secours des villageois d’Agbédranfo

 ACCES DIFFICILE À L’EAU POTABLE À DOGBO MALGRÉ LES EFFORTS DU GOUVERNEMENT : Un appel au secours des villageois d’Agbédranfo

L’eau est indispensable pour tout être vivant sur terre. Malheureusement, au Bénin, certaines localités souffrent de son approvisionnement en matière qualitative. C’est le cas du village d’Agbédranfo dans la commune de Dogbo où la population n’a un seul choix que de consommer de l’eau non traitée.

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Depuis 2016, le gouvernement du Bénin œuvre pour l’accès durable à l’eau potable dans les zones reculées du Bénin. En effet, l’amélioration significative des systèmes d’approvisionnement en eau potable en milieu rural a été effective grâce à la mise en application du programme Aqua-vie. La couverture moyenne des services en eau potable dans les zones rurales en 2022 s’élève à 77% contre un taux de 42% en 2017. Alors que le point global en 2023 est estimé à 72%. La vision du gouvernement est d’atteindre les 100% à l’horizon 2024. Mais malgré cet effort de gouvernement pour la réduction de la pénibilité d’accès au liquide incolore, certains villages sont encore sous les ombres d’hercule.

Un calvaire enduré à Agbédranfo

« L’or bleu est la source de vie » dit-on. Le village d’Agbédranfo situé dans la commune de Dogbo est confronté à une triste réalité. L’alimentation en eau souterraine, l’absence de château d’eau ou de forage, le manque de traitement sont les embûches hydriques auxquels les villageois sont accolés. Cependant, l’agglomération rurale d’Agbédranfo,

« dans les années 83, avait eu le privilège de bénéficier d’un puit artésien, qui s’est effondré par la suite laissant la population dans une impasse et à la consommation d’une eau boueuse filtrée »

dixit Kouassivi Akpo, président des maraichers du Couffo. Une situation qui n’est pas sans inconvénient, exposant les femmes surtout âgées à l’accès difficile au site. La population est également sous les projecteurs des maladies hydriques comme la diarrhée. Un véritable chemin de croix pour ces riverains qui 3 ans en arrière ne cessent d’implorer la miséricorde des autorités. Un appel qui tombe dans les oreilles de sourds selon Kouassivi.

Alerte rouge aux autorités

Les actions gouvernementales pour l’assainissement et l’approvisionnement en eau sont louables. Mais, tant qu’il y reste à faire, rien n’est encore fait. « Le village d’Agbédranfo reconnaît les mérites de ce qui se fait. Il demande aux autorités de leur venir en rescousse afin que leur peine soit allégée. Il suggère également un bon approvisionnement en eau potable pour leur bien-être », a-t-il ajouté.

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