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ACMA2 / SESSION DU COMITÉ DE SUIVI: De nombreuses réalisations en fin août avec une extension d’un an

L’hôtel FREEDOM Palace de Porto-Novo a servi de cadre les 06 et 07 octobre 2021, à  la session  du comité de  suivi du programme ACMA2.  Elle a regroupé les acteurs bénéficiaires du programme, les projets /Programmes intervenants dans la zone ACMA2, les organisations professionnelles agricoles (OPA), les  ministères /directions décentralisées,  les membres du consortium ACMA2, le cadre de Concertation intercommunale  (CCIC).

Laure LEKOSSA.

Cette deuxième session du comité de suivi du programme ACMA2  s’est penchée sur la revue des performances du programme au cours de l’année 2021.  Prévu pour finir le 30 novembre 2021, l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin a au regard des réalisations enregistrées, accordé au programme une phase d’extension d’un an pour poursuivre les activités jusqu’au 30 novembre 2022. La période de mise en œuvre du Programme ACMA2 qui était précédemment de quatre (4) ans (2017-2021) passe ainsi à cinq ans (2017-2022).  L’objectif de la session est ainsi de présenter au comité de suivi les résultats obtenus dans la mise en œuvre du Plan de travail 2021, d’organiser une visite de terrain sur quelques sites d’intervention du programme et enfin de discuter des défis et recevoir les recommandations des membres du Comité de suivi pour l’élaboration du Plan de travail pour la phase d’extension du programme ACMA2 qui couvre la période du 1er décembre 2021 au 30 novembre 2022.

Dans son mot de bienvenue, Constant Dangbénon, chef de programme ACMA2 après avoir remercié les participants pour leur présence à la session, a au nom de l’IFDC et les membres du consortium ACMA 2, adressé ses profondes  gratitudes  pour les différentes recommandations qui sont faites et qui contribuent à l’amélioration des interventions du programme sur le terrain. « Présentement on devrait clôturer ACMA 2 à la fin du mois de novembre, mais nous avons vraiment la chance et nous avions bénéficié   d’une extension d’un an » a-t-il déclaré. Cette extension pour le coordonnateur du projet,  fait naitre de nouveaux défis notamment les questions relatives à la durabilité du projet, aux changements climatiques, la digitalisation, la résilience des acteurs face aux différents chocs. Face à ces défis, les recommandations qui seront issues de cette assise dira-t-il, sera d’une importance capitale pour l’atteinte des objectifs « Je veux sincèrement vous dire que ces recommandations nous aident beaucoup et elles constituent en même temps pour nous une police qui nous amène à bien  travailler. Moi et mon équipe, nous vous remercions très sincèrement pour ces différentes contributions et j’ose croire que la présente assise va apporter une réponse plus concrète pour relever les défis restants ». À sa suite, Clément Edah Expert Sécurité alimentaire à l’Ambassade des Pays-Bas -représentant de l’Ambassade au sein du CS, a noté que « ce moment reste important dans la vie du projet ». Pour lui, l’extension d’un an du programme lui offre l’opportunité de renforcer les mesures qui vont  consolider sa durabilité ». « Je vous souhaite plein succès et je sais que votre engagement est toujours à un niveau très élevé et ce serait la même chose pour cette session, qu’elle soit pleines de succès » a-t-il souhaité. Un rappel des recommandations de la dernière session du comité de suivi (CS), a été fait par le D. COP Alexis Ntamavukiro. Place a été ensuite mis sur la présentation des résultats du programme.

Présentation des résultats à fin août 2021.

À l’issue de la présentation faite par Constant Dangbénon, il ressort entre autres que près de 1. 838 activités ont été  réalisées de janvier à fin août impliquant plus de 44.095 acteurs économiques agricoles dont 40% de femmes et 41% de jeunes. Plus de 16. 000 tonnes de produits agricoles (maïs, gari, huile rouge, soja, piment, poissons et arachide, manioc et leurs dérivés)  ont été commercialisés par les acteurs économiques agricoles avec un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards FCFA ; le maïs, le gari sohoui et le soja viennent en tête de ces ventes.  Les producteurs ont pu installer 625 parcelles d’apprentissages pour la formation de leurs pairs dans le cadre de la mise à l’échelle des options d’intensification. Le Programme a pu impacté 1205 bénéficiaires par des crédits intrants dont 297 femmes et 606 jeunes ; 350 kits ASIA ont été mis en place dont 200 sur le maïs et 150 sur le piment ; environ 3200 acteurs ont pu bénéficier des prévisions pluviométriques (Ignitia) ; 80 femmes responsables ont été renforcées sur le leadership pour améliorer la qualité de leurs participations au sein des différents comités de gestion des IEMS ; 1063acteurs dont 924 femmes et 126jeunes ont été coachés par les formateurs endogènes sur les bonnes pratiques de transformation et sur les normes de qualités du gari. 76 équipements de transformation ont été acquis par les acteurs PEA à travers le crédit 397 millions de crédits ont été octroyés pour la commercialisation à travers les IEMS et 89, 5 millions pour la commercialisation hors IEM.

Le dispositif des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’agriculture, la grande innovation du programme, a pu tester au sein des communautés les différentes solutions développées comme outils de formation, d’information et d’aide à la décision. Les données de ces solutions seront bientôt disponibles sur le Portail web du Cœur virtuel du développement et de l’Agriculture (CVAD) qui sera lancé en novembre 2021.  Le suivi de la mise en œuvre des recommandations de la précédente session du Comité a révélé 95% de taux de mise en œuvre. Une chose  qui a valu les félicitations du comité au Programme. Consatnt Dangbénon a souligné dans sa présentation que  dans la réalisation du programme, des difficultés ont été rencontrées dont une participation limitée des partenaires , la fermeture des frontières du à la covid 19, le manque de collaboration des services déconcentrés de l’État dans le contexte des réformes du secteur agricole.

Viste du Centre de stockage et de vente d’huile de palme et Usine de transformation de noix de palme .

Visite du centre de stockage et de vente d’Huile de palme de Sakété

visite du Centre de stockage et de vente d’Huile de palme

Jonas Gbeseminhlan avec la délégation de ACMA 2 sur son site de transformation de noix de palme

La délégation du CS a été conduite par le Chef du Programme ACMA 2 et son équipe à Sakété, successivement au CENTRE DE STOCKAGE ET DE VENTE D’HULE DE PALME DE  SAKETE et dans l’Usine de transformation de noix de palme de Mr GBESSEMINHLAN un des acteurs économiques agricoles partenaires du Programme ACMA2. Au cours d’une séance d’échange avec la délégation, ce dernier a expliqué le processus de transformation des noix de palme et souligne que l’usine dispose d’une  capacité de production de 30 t /J pour  une capacité de stockage de 275 t. Le CENTRE DE STOCHAGE ET DE VENTE D’HUILE DE PALME DE SAKETE est une infrastructure construite par le programme ACMA 2 qui dispose des tanks de stockage d’huile de palme de 50tonnes chacun avec une capacité globale de 300Tonnes. « Dans tous les communes et départements où les infrastructures d’ACMA2 sont installées , nous avions fait un suivi rigoureux de toutes ces infrastructures. Nous avions eu à faire des recommandations et nous constatons que 90% sont prises en compte » a signalé  Rolan Vignonfodé agrégateur Cluster. «Moi je suis émue, je suis très contente parce qu’ avant même d’intégrer le comité de suivi, mon organisation bébéficiare déjà des financements de ACMA et  qui a impacté des femmes et des jeunes.  Quant je suis entré  dans le comité, j’ai encore mieux perçu leurs réalisations sur le terrain parceque’ils sont tenus compte de tous les maillons . Heureusement pour nous que l’ambassade nous a accordé un de plus ; ce qui va nous aider à atteindre les objectifs » a affirmé Louise Aylara Présidente de la FéNaFAB  à fin de la visite . « Mes impressions sont bonnes dans la mesure ou le comité muti-acteurs travaillent de façon très efficace pour améliorer nos activités , obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de la production de l’huile de palme et sa commercialisation. Le projet ACMA2 est un projet qui a eu son premier focus en termes de marché sur le Nigéria , mais depuis au moins deux ans , ce projet est toujours en train de chercher des alternatives pour diversifier le marché local en plus du marché Nigérian et cette dynamique est très encourageante » note Clément EDAH représentant Ambassade des Pays –Bas. Le projet poursuit –il,  arrive à identifier des entreprises locales comme IBCG avec laquelle il mène des opérations concluantes . « Pour conclure , je trouve que le projet avec ses acteurs qui sont impliqués (producteurs, transformateurs, commerçants) est sur une très bonne et je voudrais les encourager à poursuivre ainsi », martèle-t-il.  En ce qui concerne l’extension du programme,  il fait savoir que c’est « pour permettre aux acteurs et à l’équipe du projet de consolider, de renforcer les éléments de durabilité du projet ».

Les membres du CS du Programme ACMA2 ont fait 17 recommandations au Programme dans le sens de sa durabilité. Des  recommandations  qui seront prises en compte dans l’élaboration du plan de travail 2022 du programme, prévue pour ce même mois d’octobre 2021.

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