AGRICULTURE AU BÉNIN

Au Bénin, dans plusieurs zones de production, du vivrier au maraîchage, les producteurs font face à une hausse généralisée des dépenses au moment de lancer leurs activités. Les montants nécessaires varient selon les cultures et les superficies, mais tous s’accordent sur une réalité : le démarrage d’une campagne agricole est devenu un défi financier.

Voici le coût minimum pour démarrer une campagne

(Les petites et moyennes exploitations sous pression financière)

Au Bénin, dans plusieurs zones de production, du vivrier au maraîchage, les producteurs font face à une hausse généralisée des dépenses au moment de lancer leurs activités. Les montants nécessaires varient selon les cultures et les superficies, mais tous s’accordent sur une réalité : le démarrage d’une campagne agricole est devenu un défi financier.

Au Bénin, dans plusieurs zones de production, du vivrier au maraîchage, les producteurs font face à une hausse généralisée des dépenses au moment de lancer leurs activités. Les montants nécessaires varient selon les cultures et les superficies, mais tous s’accordent sur une réalité : le démarrage d’une campagne agricole est devenu un défi financier.                           

Le démarrage d’une campagne agricole apparaît aujourd’hui comme un véritable défi financier pour de nombreux exploitants. Au Bénin, producteurs vivriers et maraîchers évoquent une hausse progressive des dépenses liées aux intrants, aux travaux de préparation du sol et à la main-d’œuvre. Cette pression est d’autant plus ressentie que la majorité des exploitants financent leurs activités sur fonds propres, sans accès réel au crédit agricole. Par conséquent, le coût d’entrée dans l’agriculture pèse lourdement sur les petites et moyennes exploitations, limitant leurs capacités d’investissement et d’extension des superficies.

Des exploitants aux réalités économiques contrastées

Dans le domaine agricole, les profils sont variés, allant de l’entrepreneur agricole structuré à l’exploitant familial. Cette campagne, à Akassato Zopah, Romuald GBÉGAN, exploitant agricole, s’est lancé dans la production de maïs violet sur un hectare. Il explique avoir investi « 400 000 FCFA » pour démarrer ses activités. Selon lui, les dépenses les plus importantes concernent surtout les travaux champêtres, notamment « le sarclage et les billons qui pèsent le plus dans les dépenses ».

Toutefois, il souligne une évolution des coûts par rapport à la campagne précédente. « Ça a connu une légère augmentation car on a prévu la litière de volaille pour fertiliser le sol et mélanger avec le sable, puisque nous n’utilisons pas d’engrais chimique », précise-t-il. Cette situation l’a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, reconnaissant que les coûts actuels l’ont amené à réduire ses investissements, d’autant que le financement repose uniquement sur ses « fonds propres ».

Au Bénin, dans plusieurs zones de production, du vivrier au maraîchage, les producteurs font face à une hausse généralisée des dépenses au moment de lancer leurs activités. Les montants nécessaires varient selon les cultures et les superficies, mais tous s’accordent sur une réalité : le démarrage d’une campagne agricole est devenu un défi financier.

Poids des intrants et de l’irrigation dans le budget

Dans le maraîchage, les montants nécessaires apparaissent plus modestes mais restent déterminants pour les petites exploitations. C’est le cas de Aubierge Akuavi AGBANGLA, qui cultive sur environ un demi-hectare et indique « qu’il faut au minimum environ 100 000 FCFA pour démarrer une campagne ». Cependant, elle souligne que les charges ont fortement augmenté.

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Selon elle, cette hausse s’explique par plusieurs facteurs, notamment « le manque et le retard des semences et intrants, l’absence de subventions sur les pesticides et herbicides ainsi que les difficultés liées à la pluviométrie ». Elle insiste également sur les postes de dépenses les plus lourds, citant les intrants et surtout l’irrigation qui pèse « très, très fort » dans les charges au démarrage.

Accès limité au financement, un frein pour les exploitations

Par ailleurs, la question du financement constitue l’un des principaux obstacles. Comme beaucoup d’exploitants, Aubierge AGBANGLA et Romuald GBÉGAN lancent leurs activités grâce à leurs propres économies. La maraîchère affirme ainsi qu’elle se finance « en se défendant seule », faute d’accès réel au crédit agricole dont les conditions restent jugées difficiles.

Cette contrainte financière a des conséquences directes sur les exploitations. Elle explique notamment être obligée de réduire ses superficies, même si son objectif demeure d’augmenter sa production. Cette réalité est partagée par l’exploitant de maïs, qui reconnaît que le poids des dépenses limite ses capacités d’investissement.

En somme, le coût minimum pour démarrer une campagne peut varier d’environ 100 000 FCFA pour un demi-hectare en maraîchage à près de 400 000 FCFA pour un hectare de culture vivrière. Au-delà des montants, c’est surtout leur hausse continue et le manque d’accès au financement qui apparaissent aujourd’hui comme les principaux défis pour les producteurs béninois.

Mystéria ALLAHIZI

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