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Agriculture

AGRICULTURE ET COVID-19:AROUNA LAWANI A PROPOS DE L’IMPACT DE LA COVID 19 SUR LES PRODUCTEURS AGRICOLES

« Le premier rôle de l’agriculteur c’est de nourrir le peuple et je pense que jusque-là malgré la Covid 19, les paysans béninois n’ont pas failli »

Au nombre des épidémies majeures qu’a connu l’humanité ces trois dernières années (Ebola, Zika, Sars, Choléra, etc…), la maladie à Corona virus est sans commune mesure. Les mesures prises pour contrer la Covid 19 aussi bien au plan national qu’international quoique salutaires et souveraines ont des répercussions sur les producteurs et le système de production en général et donc sur le système alimentaire. Pour mieux comprendre l’état d’âme actuel des producteurs béninois et l’état des lieux en termes de productions agricoles au Bénin, une équipe de la rédaction de LE RURAL a tendu son micro au Président de la Plateforme Nationale des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles du Bénin (PNOPPA).

L’état d’âme des producteurs dans un contexte de Covid 19. Arouna Lawani s’exprime et rassure.

« Vous savez quand on parle de Pandémie de Covid 19, ça n’a échappé à aucun état, nous avions été frappés de plein fouet, car il y a ce qu’on appelle effet de surprise. En décembre 2019 personne ne s’attendait à une telle pandémie, même les états les plus performants et développés. Du coup ce ne sont pas les producteurs Béninois qui pourront se soutirer de cet état de chose. Du jour au lendemain nous ne pouvons plus aller sur le marché, ni exporter les produits et pour cause la fermeture des frontières terrestre et aérienne à la fois. Ceux qui produisent les produits périssables tels que la tomate et l’ananas ont des difficultés énormes, parce qu’ayant déjà des plans pour exporter leurs produits c’est désormais chose impossible. Même le Nigéria qui avait l’habitude de prendre les produits chez nous.Nonobstant tout cela, il faut reconnaître que les paysans béninois sont restés debout pour jouer leur rôle, parce que le premier rôle de l’agriculteur c’est de nourrir le peuple et je pense que jusque-là les paysans béninois n’ont pas failli et justement je profite de ce canal pour les féliciter parce que ce n’est pas facile. Malgré qu’aujourd’hui il des pertes énormes par endroit parce que les personnes qui devraient aller sur le marché n’ont pas pu aller, il y a des prix qui ont baissé par endroit, il y a aussi renchérissement de prix à d’autres endroits. C’est l’ensemble des difficultés que nous gérons au niveau de la faitière. Car toutes les difficultés des faitières, membres de la PNOPPA sont remontées au niveau de la PNOPPA et traitées de façon efficiente ce qui a été porté également au niveau du MAEP. Je salue d’ailleurs la bonté du ministre Gaston Dossouhoui qui nous a reçu et nous a écouté avec une oreille attentive, faut-il le souligner il s’est fait accompagner ce jour de toute son équipe pour nous écouter car il mesurait le caractère important de ce que nous voulions lui dire. Ce fut une rencontre plaisante parce que nous avions comme préoccupation et difficultés a été prises en compte, et le ministre nous a rassuré de ce que des choses se prépare au niveau du gouvernement pour apaiser les esprits et apporter quelque chose aux agriculteurs ont trop perdu dans cette affaire .»

Un bilan de production qui ne souffre d’aucune ambigüité. La PNOPPA confirme !

« Le bilan actuelle de la production au Bénin n’est du tout pas mal. Si on doit la comparer avec celle des autres pays de la sous-région. Nous avons une chance extraordinaire car notre agriculture est pluviale, il est vrai qu’il y avait un peu de sécheresse au début, mais aujourd’hui je pense que tout se passe très bien pour nous et nous espérons à la fin avoir un résultat qui sera à la taille des difficultés enregistrées et des efforts fournis par nos braves paysans. Naturellement la Covid 19 a un impact sur la production. Quand on parle de confinement, les sorties sont limitées. Imaginez que votre champs se trouvent à de nombreux kilomètres de vous et dans la zone que le gouvernement à délimité, pendant ce temps vous êtes contraint à rester chez vous. Ceci a duré environs un mois. Il y a de nombreuses personnes qui se retrouvent dans le cas. Il y a des gens qui se retrouvent à Dangbo et ont leur champs à Sakété ou Pobè. Ça a été des moments difficiles pour les producteurs et cela a porté un coup à la production il est vrai cependant le gouvernement a posé un acte louable pour préserver nos vies et c’est le plus important ».

Une alternative donnée aux producteurs

« En termes de résilience et de perspectives, nous avions dit au producteurs de produire ce que eux même mangent. Car quand les questions de faim sont réglées tout le reste devient facile. A partir du moment où vous êtes en crise, la première des choses qu’il faut faire c’est de sauver votre ventre. Les marchés internes quant à elle sont animés et les populations ainsi que les paysans ont été informés de l’importance du respect des mesures barrières définies par l’Etat pour contrer la propagation du virus. Les dispositifs du lavage des mains ont été installés dans presque tous les villages du Bénin. Les populations pauvres qui n’ont pas de moyens ont reçu des masques gratuitement et tout ceci mis ensemble contribue à la résilience ».

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