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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

AGRICULTURE : Promotion de la filière soja bio dans les Collines

 AGRICULTURE : Promotion de la filière soja bio dans les Collines

Dans le but de vérifier et de confirmer la conformité des sites en Spg, les responsables de Afdi-wcp-45 et de la Ddaep/Collines ont fait des visites de sites de production de soja et semences bio dans les Collines. Ces  visites se sont déroulées du 14 au 22 juin.

Les agents de contrôles des végétaux à la DDAEP et ceux du projet Afdi-WCP-45  en visite dans les champs de production de soja bio

Jean-Baptiste Hontonou

La production du soja bio en marche dans les Collines! pour preuve, des visites de collectes d’informations, d’évaluation et d’échange sont effectuées par les responsables du projet Afdi-wcp-45 et de la Direction départementale de l’agriculture de l’élevage et de la pêche des Collines (Ddaep/Collines) sur les différents sites de production des acteurs de la filière soja bio. Ces visites entrent dans le cadre de la certification en Système participatif de garantie (Spg).

« La certification bio-Spg dans les Collines pour des chaînes de valeur soja plus rémunératrices », c’est le projet qui est en train d’être mis en place dans le but d’améliorer conséquemment les conditions de vie des populations des Collines, au moyen de revenus rémunérateurs pour les acteurs de la filière soja et d’un accès facile à une alimentation protéinée pour les consommateurs. Piloté par l’organisation Agriculteurs français et développement international (Afdi) en partenariat avec Hortitechs Développement, ce projet reçoit l’appui technique de la Fédération des unions de producteurs du Bénin (Fupro/Bénin), de l’Union nationale des femmes agricultrices du Bénin (Anaf) et de l’Union nationale des coopératives des producteurs de soja du Bénin (Uncps).

En effet, dans l’objectif de collecter les données historiques des parcelles, de vérifier les précautions prises par les producteurs pour éviter des contaminations extérieures pour la production du soja grain bio Spg et les semences de soja bio Spg et de proposer des mesures correctives à prendre pour être en règle, les responsables de Afdi et d’autres parties prenantes ont effectué des visites de terrain. Cette mission qui a eu pour cadre la commune de Savè, a permis de visiter les sites des neuf (09) semenciers qui vont abriter le soja bio Spg. Au cours de cette visite, Dieudonné Adande, Agent de contrôle des végétaux à la Ddaep/Collines fait savoir que les terrains visités sont ceux déjà laissés en jachère depuis l’année dernière. Ce qui a donné lieu à plusieurs constats non négligeables.

« Nous avons constaté que ce sont des terrains riches et bien plats. Nous avons recommandé aux producteurs de commencer les labours et de veiller au respect des itinéraires techniques de production »,

a-t-il déclaré. En ce qui concerne la supervision, la qualité et l’amélioration du sol des champs, ce dernier pense que « les producteurs sont prêts à évoluer sur la même lancée » qu’eux.

Par ailleurs, vu que cette visite s’inscrit spécifiquement dans le cadre de la validation des sites de production de semences de soja bio, Sonia Deguenon, technicienne à Hortitechs Développement rappelle que lorsqu’on parle de la validation de site, il s’agit entre autres du « fait que le producteur ne doit pas avoir mis une culture ayant reçu des pesticides chimiques pendant la période antérieure ». Selon elle, il serait idéal que la terre devant recevoir ces semences soit une terre déjà laissée en jachère pendant deux ou trois ans voire plus.

Dans la foulée de ce périple, Jean-Paul Owolabi, un des producteurs a témoigné sa gratitude aux responsables du projet Afdi-wcp-45 pour le soutien qui lui a été apporté dans la production du soja bio.

« Je suis à ma première année de production de soja bio. Au cours de différentes formations, nous avons eu beaucoup de connaissances sur la production du soja bio et nous avons compris qu’il est très bénéfique et rentable pour nous »,

a-t-il confié. Néanmoins, ce dernier n’a pas oublié de mentionner quelques difficultés rencontrées. Il conclut en ces termes : « comme difficultés, nous avons un souci pour le défrichage, le labour et l’achat de semences ».

Notons qu’à travers cette initiative, les acteurs seront en mesure de faire eux-mêmes le suivi des activités et veiller au contrôle du respect des principes des cahiers de charge mis à leur disposition. Il faut rappeler que ce projet est mis en œuvre sur financement de l’Union Européenne pour une meilleure rémunération des agriculteurs.

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