BAISSE DES PRIX DU MAÏS AU BENIN

Au Bénin, le marché du maïs a enregistré un recul important en janvier 2026, confirmant une tendance baissière observée depuis plusieurs mois. Selon le Bulletin du système d’information des marchés agricoles appuyé par la FAO, « le prix du kilogramme de maïs s’est établi en moyenne à 153 FCFA en janvier 2026 ». Ce niveau représente « une baisse de 2 % par rapport au mois précédent », traduisant un relâchement progressif des tensions sur les marchés nationaux.

A qui profite la situation ?

Au Bénin, le marché du maïs a enregistré un recul important en janvier 2026, confirmant une tendance baissière observée depuis plusieurs mois. Selon le Bulletin du système d’information des marchés agricoles appuyé par la FAO, « le prix du kilogramme de maïs s’est établi en moyenne à 153 FCFA en janvier 2026 ». Ce niveau représente « une baisse de 2 % par rapport au mois précédent », traduisant un relâchement progressif des tensions sur les marchés nationaux.

Au Bénin, le marché du maïs a enregistré un recul important en janvier 2026, confirmant une tendance baissière observée depuis plusieurs mois. Selon le Bulletin du système d’information des marchés agricoles appuyé par la FAO, « le prix du kilogramme de maïs s’est établi en moyenne à 153 FCFA en janvier 2026 ». Ce niveau représente « une baisse de 2 % par rapport au mois précédent », traduisant un relâchement progressif des tensions sur les marchés nationaux.

L’analyse des tendances sur une période plus longue met en évidence une baisse encore plus marquée. Le bulletin souligne que « ce niveau de prix présente des baisses de 31 % et 30 %, respectivement comparativement à la même période de l’année 2024 et à la moyenne quinquennale ». Ces chiffres traduisent une rupture nette avec les niveaux élevés observés ces dernières années.

Cette évolution s’explique en grande partie par les bons résultats de la dernière campagne agricole. Selon le rapport, « cette situation s’expliquerait par l’abondance de l’offre sur les marchés suite aux récoltes et dans un contexte de demande extérieure très faible, voire inexistante ». L’augmentation des volumes disponibles a contribué à renforcer l’approvisionnement des marchés, aussi bien dans les zones rurales que dans les centres urbains.

Des niveaux de prix bas observés dans plusieurs communes

La baisse des prix s’observe sur l’ensemble du territoire, avec des variations selon les localités. Le bulletin précise que « des niveaux de prix inférieurs à 100 FCFA/kg ont été enregistrés dans cinq communes (Cobly, Sinendé, Bembèrèkè, Glazoué et Ouèssè) », illustrant l’abondance de l’offre dans certaines zones de production.

Par ailleurs, « seize communes (…) ont affiché des niveaux de prix compris entre 100 FCFA/kg et 150 FCFA/kg », tandis que « des prix variant entre 150 FCFA/kg et 200 FCFA/kg ont été observés dans vingt communes dont Malanville, Natitingou, Parakou, Abomey-Calavi et Savalou ». Les niveaux les plus élevés, compris entre 200 et 250 FCFA/kg, ont été relevés dans six communes, dont Cotonou.

Le rapport souligne également que « aucune commune n’a enregistré un niveau de prix élevé (entre 250 FCFA/kg et 300 FCFA/kg) », confirmant l’absence de tensions sur l’offre à l’échelle nationale.

Lire aussi : INVESTISSEMENTS AGRICOLES AU BENIN : La FAO et le MAEP affinent les stratégies pour les filières riz, soja et volaille

Le ralentissement des exportations accentue la pression à la baisse

La faible demande extérieure constitue un facteur déterminant dans cette évolution. Selon le bulletin, « le maintien des redevances à l’exportation (100 FCFA/Kg), après la levée de la mesure d’interdiction d’exportation, ralenti les exportateurs de cette céréale ». Cette situation limite les débouchés régionaux et contribue à maintenir une grande quantité de maïs sur les marchés locaux.

L’analyse par type de marché met en évidence des dynamiques contrastées. Le rapport indique que « les prix ont régressé sur les marchés de regroupement (-3 %) et sur les marchés frontaliers (-2 %) ». En revanche, « ils se sont relevés sur les marchés de producteurs (+2 %) et sont restés stables sur les marchés de consommation ». Cette évolution reflète une demande locale relativement stable, mais insuffisante pour absorber entièrement l’offre disponible.

Une évolution favorable aux consommateurs mais préoccupante pour les producteurs

La baisse des prix du maïs constitue une évolution favorable pour les consommateurs, en rendant cette céréale plus accessible. Toutefois, elle représente un défi pour les producteurs, dont les revenus pourraient être affectés par la diminution des prix de vente. Cette situation pourrait limiter leur capacité à investir dans les intrants agricoles et à maintenir leur niveau de production lors des prochaines campagnes.

Un défi structurel pour la stabilisation du marché

Au-delà des fluctuations conjoncturelles, cette évolution met en évidence des défis structurels pour la filière maïs au Bénin. L’abondance de la production, combinée à des capacités limitées de stockage, de transformation et d’exportation, accentue la volatilité des prix.

Dans ce contexte, le renforcement des infrastructures de conservation, le développement de la transformation locale et l’amélioration de l’accès aux marchés régionaux apparaissent comme des leviers essentiels pour stabiliser les prix et améliorer la rentabilité de la filière.

À moyen terme, une meilleure organisation de la chaîne de valeur permettra de sécuriser les revenus des producteurs tout en garantissant un approvisionnement régulier pour les consommateurs, dans un pays où le maïs demeure une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et l’économie rurale.

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