Abomey-Calavi
Entretien

BILAN DU PROGRAMME ACMA 2 DANS LE PLATEAU

« Nous ferons de notre mieux pour que les actions du projet ne s’estompent pas ». dixit Gladys TOSSOU LOKOSSOU DG ATDA pôle 6

Gladys TOSSOU LOKOSSOU, DG ATDA Plateau

Bonjour madame ! Présentez-vous à nos lecteurs!

Bonjour Chère Journaliste ! Je suis Gladys TOSSOU LOKOSSOU, la Directrice Générale de l’ATDA Plateau.

Quels sont les chantiers sur lesquels le programme ACMA 2 s’est investi dans votre pôle de développement agricole ?

Le programme ACMA 2 à travers l’ATDA Plateau a assuré la réalisation des infrastructures et l’organisation des acteurs. Ce sont vraiment des chantiers qui ont apporté. Des pôles d’entrepreneuriats agricoles ont été créés et ont permis de fédérer plusieurs acteurs sur plusieurs chaînes de valeur des filières.

Quelles sont les filières sur lesquelles ACMA 2 a travaillé et quelles en sont les grandes réalisations ?  

En ce qui concerne la filière palmier par exemple il y a eu la construction d’infrastructures de Stockage des huiles à Sakété. Ceci a permis au pôle de vraiment développer la commercialisation de l’huile rouge. Autour de cette infrastructure, il y a eu l’organisation du warrantage avec l’accompagnement des CCEC financier décentralisée au financement qui ont permis d’impacter beaucoup d’acteurs à travers leurs activités.  Ces PEA sur la filière palmier à huile ont réellement contribué à développer l’économie locale. Le projet a également mis en place des équipements de transformation pour améliorer la qualité des huiles et dans le même sens, ils ont mis en place des équipements pour faciliter le contrôle de la qualité. Il faut dire que tous ces éléments aujourd’hui ont permis d’améliorer significativement la qualité de ces huiles et la commercialisation de ces huiles sur le marché.

Sur le maïs, nous avons eu la construction du parc à maïs, un grand magasin au niveau de la commune de Pobè autour duquel il y a une très grande activité économique. Les producteurs et commerçants, y déposent les produits. On a un pôle agricole économique autour de cette infrastructure de stockage qui a permis la commercialisation d’une très grande quantité de produits.

Au niveau de la filière manioc, dans la commune d’Adja-Ouèrè, il y a eu la construction d’un grand magasin de stockage de gari, du tapioca et des dérivés et également.  Autour de ces infrastructures, il y a eu la commercialisation, le warrantage qui s’est développé.

Il a eu également le développement du warrantage du piment.  Aussi, il y a eu beaucoup d’activités transversales comme les Tics.  Ils ont travaillé avec les jeunes sur les Tics dans le secteur agricole. Il y a le développement du système d’information sur le marché et celui technique. Plusieurs unions communales ont été accompagnées, d’abord les coopératives à la base et puis après l’union communale des producteurs de palmiers à huile. Cette action a été faite à Sakété avec le projet. Beaucoup de choses avec le projet ont impacté les filières palmier à huile, maïs, manioc et la filière piment.

De votre position, pensez-vous que ACMA 2 a été bénéfique aux acteurs ?

Bien-sûr, la plupart du temps où les gens font la transformation des huiles par exemple, ça pourrait être vendu à bas prix mais avec le warrantage et les contrats ferme qui ont été faits, les gens ont une meilleure rémunération par rapport au produit et en même temps, ils ont des ressources pour pouvoir poursuivre les activités et donc ceci forcément a impacté le quotidien des acteurs avec lesquels nous travaillons.

Le programme est à sa phase terminale. En supposant que la phase 3 n’est plus dans la région, est-ce des dispositions sont en train d’être prises pour capitaliser ce qui est déjà fait, pour qu’il n’y ait pas une rupture avec les acteurs ?

Bien-sûr, toutes les activités réalisées ont été faites avec l’ATDA. Puisque-nous avons connaissance de tout ce qui a été fait et également connaissance des mécanismes, on a démarré la phase où il aura un transfert d’un certain nombre de choses vers les ATDA mais déjà pour ce qui concerne les chantiers autour des infrastructures. Dans la promotion des filières, le modèle PEA ou cluster agricole étant le chemin par lequel nous faisons la promotion des filières, sont des instruments pour nous d’impacter d’avantage ces filières et pouvoir accompagner les acteurs dans ce sens. Il y a certains chantiers qui ne seront peut-être pas simple. C’est le cas du système d’information sur le marché, ça fait partie des choses sur lesquelles le conseil agricole s’appuie pour mieux développer les outils de conseil pour mieux impacter les exploitations. Donc ces chantiers vont se poursuivent. Nous ferons de notre mieux pour que les actions du projet ne s’estompent pas. On croise également les doigts pour qu’il y ait une phase de transition pour nous permettre vraiment de prendre en main toute les actions du projet.

Au regard de tous ce qui a été fait, que retenez-vous de l’intervention de ACMA 2 ?

Le projet ACMA, c’est un projet qui a été complet. Une approche particulière d’accompagnement des acteurs directement à la base qui a impacté aussi bien les différents maillons. Un accent particulier a été mis sur l’accès au marché. Je trouve que c’est un plus par rapport à ce qui se fait avec les autres projets. C’est vrai que la dynamique va de plus en plus vers l’accompagnement des acteurs au marché, sur tout ce que nous faisons comme action et donc le projet est très ancré dans l’opérationnalisation de toutes les stratégies.

Merci !

Propos recueillis et transcris par Vanessa ZANNOU

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