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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

CADRE MONDIAL DE LA BIODIVERSITE : Les communautés locales, la cheville ouvrière de l’atteinte des objectifs

 CADRE MONDIAL DE LA BIODIVERSITE : Les communautés locales, la cheville ouvrière de l’atteinte des objectifs

A la COP15 qui s’est tenue à Montréal en décembre 2022, il a été adopté un cadre mondial pour la préservation de la biodiversité dans le monde et surtout dans les pays du sud. Pour l’exécution effective de cet accord et l’atteinte des objectifs convenus dans les pays comme le Bénin, plusieurs acteurs s’y impliquent mais la contribution des peuples autochtones est très importante voire indispensable.

Jean-Baptiste HONTONNOU

Si le cadre mondial pour la biodiversité représente une opportunité cruciale d’inverser la destruction de l’environnement et la perte catastrophique de biodiversité, il n’en demeure pas moins que pour atteindre les objectifs fixés, il est nécessaire de se référer à certaines pistes pas moins importantes. Ainsi, faut-il le rappeler, l’engagement principal de ce cadre mondial est de préserver 30% des terres et des mers d’ici 2030. Mais pour atteindre ce noble objectif, il s’avère important de faire recours aux apports et connaissances des communautés locales qui sont parfois marginalisées dans la prise des décisions importantes.

En effet, à l’occasion de la journée mondiale de la diversité biologique célébrée le 22 mai dernier, le conservateur principal Rémi Hefoumè a qualifié les peuples autochtones de la pierre angulaire qu’il faut prendre en compte pour atteindre un niveau conséquent dans la conservation de la biodiversité. Selon lui, ces derniers « occupent une place très importante dans le dispositif actuel parce qu’à Montréal, le point a été fait par rapport à la convention d’Haïti qui a montré que des belles idées ont été émises par ceux-ci ». Et c’est justement la raison pour laquelle la COP15 a décidé d’impliquer les peuples autochtones qui sont en même temps les acteurs principaux et les bénéficiaires des avantages de la biodiversité pour que sa préservation soit effective. Mais, comment faut-il vraiment impliquer les communautés locales ?

Pour réussir le pari, le conservateur Rémi pense qu’il faut passer aux actions concrètes.

« Il s’agit davantage de sensibilisation et d’information pour faire comprendre aux populations les conséquences négatives de la perte de la biodiversité de façon à les amener à s’impliquer dans la préservation de cette dernière »,

a-t-il souligné. Également, « il faut leur expliquer comment ils peuvent contribuer en dénonçant par exemple les destructeurs de ses ressources, en saisissant les autorités compétentes pour les amener à anticiper sur des actions ou des initiatives de destruction de la biodiversité et en abandonnant des pratiques destructrices », a-t-il complété.  Du côté des pouvoirs publics, leur rôle consiste essentiellement à publier la feuille de route tel que la COP en a décidé. Mais au-delà, il est primordial que ces derniers vulgarisent le contenu du cadre mondial. Ensuite,

« ils doivent prendre des mesures au niveau local pour faire respecter la feuille de route et en faire une évaluation périodique de façon à mesurer le chemin parcouru et qui reste »,

à en croire le colonel Rémi Hefoumè. Il faut rappeler qu’en ce qui concerne toujours les pouvoirs publics, il y a également des mesures répressives qu’ils peuvent mettre en place à travers les structures compétentes en utilisant le dispositif législatif.

En guise de récapitulatif, l’on doit garder que ce Cadre Mondial de la Biodiversité contenant en général 23 objectifs s’avérait nécessaire et pourrait être un grand pas en avant pour inverser la perte de la biodiversité, mais cela sera effective seulement si les objectifs convenus sont atteints. Et pour atteindre ces objectifs, les peuples autochtones ont une partition primordiale à jouer.

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