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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

COMMERCE AGRICOLE AU BENIN : Pour optimiser le secteur, la connaissance des réglementations et procédure d’expédition est impérative

 COMMERCE AGRICOLE AU BENIN : Pour optimiser le secteur, la connaissance des réglementations et procédure d’expédition est impérative

Le commerce agricole au Bénin est régi par plusieurs réglementations qui ont pour objectif d’encadrer et de promouvoir le développement du secteur agricole dans le pays. Prendre connaissance de ces règlementations permettra aux acteurs d’améliorer leur attitude à développer de nouvelles compétences professionnelles pour améliorer de façon significative la productivité, la production et la mise en marché des produits agricoles.

Vanessa ZANNOU

Les réglementations régissant le commerce agricole visent à assurer la sécurité alimentaire, à garantir la qualité des produits agricoles, à prévenir les risques de contamination alimentaire et à faciliter les échanges commerciaux. En matière de commercialisation ou d’exportation des produits agricoles, la loi 90-005 du 15 mai 1990 fixe les conditions d’exercice des activités de commerce en République du Bénin. Elle contient toutes les dispositions en termes de formalité à remplir, en termes de contravention, en termes d’exigence à respecter pour ne pas tomber sous le coup de la loi dans notre pays. Il s’agit pour l’Etat d’encadrer la commercialisation des produits ciblés et d’établir une structure de prix pour chaque campagne, pour les filières qui sont bien organisées et suivies par l’État. 

« L’autre chose, c’est de proposer une structure organisationnelle et réglementaire qui soit favorable au bon épanouissement des produits qui font objet de commercialisation.  Egalement accroître la production nationale et susciter la transformation substantielle de nos matières premières »,

ajoute Eustache POMALAYE, administrateur de commerce à la Direction du commerce extérieur au ministère de l’industrie et du commerce (MIC). En terme claire, la réglementation mise en place permet  de faire le suivi des acteurs même de la commercialisation. Ça permet également de sécuriser les produits. Ces réglementations concernent la collecte, le stockage, le transport, la transformation et la vente des produits agricoles. Elles visent à promouvoir des pratiques commerciales équitables, à assurer la qualité des produits, à prévenir les pratiques frauduleuses et à garantir la sécurité alimentaire.

L’exportation de ces produits se repose sur trois (03) voies. Il s’agit de la voie maritime, la voie terrestre et la voie aérienne. S’agissant de la voie maritime, il faut une déclaration préalable d’exportation de la cargaison et cela se fait à travers la plateforme du guichet unique du commerce extérieur. C’est une plateforme pour laquelle les commissionnaires agréés en douanes ont été formés et ils ont un code d’accès à cette plateforme. « Autrement, ce n’est pas l’exportateur lui-même qui va sur la plateforme pour faire les formalités. Mais, les formalités s’effectuent par le biais d’un commissionnaire agréé en douane », explique Eustache POMALAYE. A cela s’ajoute la constitution de la liasse documentaire nécessaire à l’opération d’exportation, à savoir le certificat phytosanitaire par exemple, le certificat de fumigation, le ticket de peser et d’autres pièces que le commissionnaire agréé en douane maîtrise. Il y a aussi l’émission d’une déclaration d’exportation et les formalités d’embarquement au port de Cotonou. Il convient de noter que l’exportateur n’a pas qualité à se rendre au port de Cotonou pour faire ses opérations. En voie terrestre, la même procédure est respectée sauf qu’il y a la prise en charge des exportations avec l’obligation pour l’exportateur de présenter le certificat de peser délivré par les ponts de péage et de pesage d’usage public pour les unités douanières se trouvant à proximité de ses infrastructures et l’écope intégral qui est une fouille. Pour en arriver à l’étape d’expédition des produits dans d’autres pays, il urge de relever un certain nombre de défis. Que cela soit au niveau de l’amélioration du volume de production agricole à l’exportation, qu’au niveau de la conformité du produit aux exigences des normes régionales et internationales.

« Il faut travailler à améliorer le volume de l’offre exportable. Travailler également à l’accroissement des revenus de l’exploitant agricole ».

L’on en veut pour preuve que la formation de plusieurs acteurs intervenant dans le pôle 7 qui ont été outillés sur ces différentes lois et règlementations. Ces derniers ont confié avoir su désormais les procédures et les démarches d’exportation de leurs produits agricoles vers l’extérieur.

« Si l’on veut aussi acheter nos produits agricoles, il existe des lois pour ça. En cas d’exportation vers l’Europe, les lois qui démontrent que nos produits ne seront pas exportables. On nous a montré toutes ces lois »,

exprime l’un avec satisfaction. « Avant de préparer un produit agricole pour exportation, on doit d’abord évaluer l’offre. C’est-à-dire, ce dont ils ont besoin dans le produit », a ajouté un autre producteur. 

Pour finir, les réglementations qui régissent le commerce agricole au Bénin sont essentielles pour assurer la sécurité alimentaire, garantir la qualité des produits, prévenir les risques de contamination alimentaire et faciliter les échanges commerciaux. Ces réglementations témoignent de l’engagement du gouvernement béninois envers le développement du secteur agricole et contribuent à promouvoir une agriculture durable et responsable dans le pays.

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