COMMERCIALISATION DES AULACODES : Une activité délicate aux opportunités lucratives 

L’aulacode, ou rat de canne, est un rongeur trouvé au Bénin et chassé pour sa chair goûteuse. En raison des risques sanitaires autour de sa consommation et de la raréfaction des ressources, d’aucuns se tournent vers l’élevage et surtout la commercialisation. Que faut-il savoir en termes de rentabilité ?

Maëlle ANATO

Robe brun-gris, tachetée de poils plus clairs, incisives robustes. Ce rongeur se distingue par ses pattes arrière légèrement plus longues que celles de l’avant et sa dentition qui lui sert à mâcher des matières végétales coriaces. « L’aulacode est un rongeur différent de l’agouti qu’on retrouve en Amérique latine» explique le spécialiste en sciences et techniques de production animale, José Migan.

Contrairement à l’agouti, qui est plus petit, l’aulacode est plus massif et vit principalement dans des zones herbeuses près des rivières et marécages. L’élevage de cette espèce nécessite  plusieurs familles de sujets. Le prix d’une famille de reproducteurs (04 femelles et 01 mâle) varie entre 70000 FCFA et 100.000 FCFA selon le commerçant et surtout le marché d’écoulement.

La commercialisation des aulacodes se fait dans la phase des 8 à 12 mois d’âge voire plus avec des prix fluctuant entre 9000 et 12.000 FCFA pour un aulacode de 3 kg. Soit ,3000 FCFA le kilogramme.  À la question de savoir si cette activité est rentable, un éleveur a confié avoir fait une recette de près de 1.957.000 Fcfa pour l’année 2022. Ces résultats témoignent qu’il est bien possible d’élever et de commercialiser des aulacodes au Bénin à des prix relativement intéressants.

Toutefois, bien que cette activité soit rentable et qu’elle permette  une disponibilité de la viande en tout temps, les aulacodiculteurs font face à quelques challenges spécifiques aux sujets. En raison de leurs dents acérées, ces animaux doivent être élevés dans des matériaux définitifs. Aussi, les éleveurs s’accordent sur une difficulté majeure en aulacodiculture: la sensibilité des sujets aux bruits, au stress et aux facteurs externes.

L’aulacodiculteur Pascal Hounmanssè avertit qu’en temps de repos «le stress occasionne des avortements partiels, des cas de mortalité et de blessures dues à l’agitation des bêtes ». Abondant dans le même sens, le spécialiste Migan recommande un élevage loin de toute forme de stress avec une alimentation saine et adaptée.

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