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Environnement

CONFERENCE CITOYENNE POUR LE CLIMAT ET LA BIODIVERSITE: Des échanges assortis de plusieurs solutions

L’Organisation Non Gouvernementale Save Our Planet a organisé une conférence citoyenne pour le climat et la biodiversité le samedi 28 mai dernier à Porto-Novo. L’objectif est d’impliquer non seulement les jeunes citoyens à la recherche de solutions capables de lutter contre les changements climatiques et la dégradation de la biodiversité au Bénin, mais aussi de participer à la gouvernance locale en la matière.

Vue d’ensemble

Yélian Martine AWELE

Cette est une initiative mise en œuvre par l’ONG Save Our Planet en collaboration avec Solidarité Laïque, LABIS Porto-Novo, ODDB ONG, Voix et Actions Citoyennes, EDUC’ECO, LE RURAL, GIE ODASR BETHESDA et bien d’autres Organisations. 

Suivant les analyses effectuées sur le terrain, il ressort que « les femmes sont les couches sociales les plus affectées par les effets des changements climatiques parce qu’elles sont chargées de l’approvisionnement en eau des foyers ou ménages ; c’est elles qui vont chercher du bois de chauffe » fait savoir Chrystelle DAKPOGAN, Directrice Exécutive ODDB ONG.  Carin ATONDE, Directeur des programmes JVE-Bénin ajoute que « Les femmes sont à l’avant-garde de tout ce qui est gestion de ménage et lorsqu’il y a problème, elles subissent plus ces effets. » Il poursuit en affirmant que « les femmes de l’Ouémé qui ont pour activité la pêche ou la transformation des espèces aquatiques par exemple, sont plus touchées par les effets des changements climatiques parce qu’il y a raréfaction. Il note à cet effet qu’ « il faille vraiment attirer leur attention sur le danger qui les guette en tant que socle des ménages ; encore qu’aujourd’hui priorité est faite aux femmes qui œuvrent pour la protection de l’environnement. »

Au cours de la conférence, plusieurs problèmes liés à la commune ayant abrité ont été relevés.

Problèmes environnementaux

Il s’agit entre autres de l’absence de point de regroupement des déchets dans la commune de So-ava, la présence de dépotoir sauvage dans la commune d’Adjarra et Missrété, la déforestation très poussée à Dangbo, la non institutionnalisation des problèmes environnementaux par l’Assemblée, la disparition de quelques reliques forestiers P/N.

 Eu égard à ces multiples problèmes environnementaux, des solutions ont été proposées.

Approches de solution

Les mesures palliatives proposées par l’assistance dans le but de limiter les effets de changements climatiques sont d’ordre familial, organisationnel et administratif. Il faut inviter les femmes « à militer dans les organisations de lutte contre les changements climatiques et à parler au nom de nos mères, sœurs », font savoir les panélistes. Selon les participants à ladite conférence, il faudrait sensibiliser les populations de So-ava sur la collecte et la création des mini-dépotoirs, mettre la   pression sur la mairie pour la collecte, faire une opération de destruction des dépotoirs sauvages, associer d’autres organisations pour le reboisement, plaidoyer à l’endroit du parlement sur l’institutionnalisation effective des problèmes environnementaux. En ce qui concerne les femmes, « il faut qu’elles fassent les pas vers les instances de prise de décisions et ne pas laisser les hommes décider à leur place », renchérit Laurette SOUALY, Coordonnatrice du LABIS Porto-Novo.  Selon Chrystelle DAKPOGAN, DE ODDB ONG, il faut également « les inviter à se documenter et à faire usage des foyers améliorés afin d’éviter des maladies en utilisant les foyers conventionnels qui créent la fumée ». De même, il urge de sensibiliser les femmes à changer de comportements, et les amener à travailler en collusion avec les hommes. Par exemple, dans les zones où les habitants sont confrontés à la rareté des pluies et aux problèmes relatifs à l’eau potable, « où ils parcourent des kilomètres avant de trouver de l’eau, les femmes de ces milieux peuvent s’entendre pour aller voir les autorités et leur proposer des choses comme par exemple la création de forage », explique la Coordonnatrice du LABIS Porto-Novo. « Elles peuvent même demander une audience auprès des élus locaux pour donner leur avis », a-t-elle signifié. Christelle estime quant à elle qu’ « il faut opter pour des solutions naturelles en aidant les femmes à mener les activités génératrices de revenus sans avoir recours aux ressources naturelles afin de réduire la dépendance vis-à-vis de ces ressources.»

Malgré qu’il soit un homme, Carin ATONDE, Directeur des programmes de JVE-Bénin s’inscrivant dans la même logique déclare qu’il faille éveiller la conscience des femmes sur le sujet et leur proposer des solutions en dépit de leur indifférence ». Il renchérit que tout le monde est invité à planter les arbres, à les entretenir et à emboiter les pas aux éco-citoyens comme Greenpeace ». Il n’a pas manqué d’interpeller les jeunes, hommes et femmes à plus de responsabilités dans le combat pour la protection de l’environnement. Cette conférence meublée par diverses communications s’inscrit dans le cadre de la réalisation du projet Café Climat.

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