Face à la menace récurrente du criquet pèlerin sur les récoltes sahéliennes, l’UEMOA a débloqué 150 millions de FCFA le 12 mars 2026 à Niamey pour renforcer la prévention et la capacité d’intervention du Niger.

L’UEMOA accompagne pour protéger les récoltes face à la menace du criquet pèlerin

Face à la menace récurrente du criquet pèlerin sur les récoltes sahéliennes, l’UEMOA a débloqué 150 millions de FCFA le 12 mars 2026 à Niamey pour renforcer la prévention et la capacité d’intervention du Niger.

Face à la menace récurrente du criquet pèlerin sur les récoltes sahéliennes, l’UEMOA a débloqué 150 millions de FCFA le 12 mars 2026 à Niamey pour renforcer la prévention et la capacité d’intervention du Niger.
Le criquet pèlerin est un insecte qui, depuis des décennies, représente une menace permanente pour la sécurité alimentaire. Il cause des dégâts énormes dans les régions arides et affaiblit les performances agricoles. C’est pour cela que la Commission de l’UEMOA a remis au ministre de l’Agriculture et de l’Élevage du Niger, le colonel Mahaman El Hadj Ousmane, un chèque de 150 000 000 FCFA en appui aux efforts du comité national de lutte antiacridienne.

D’après le ministre, cet apport consolide la souveraineté alimentaire du pays. Selon le média en ligne lesahel.org du Niger, il affirme : « Par ce geste, vous choisissez d’investir dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire, car, comme vous le savez, le criquet pèlerin est un ravageur redouté qui, si des mesures ne sont pas prises, pourrait impacter négativement les efforts consentis ».

En limitant l’action de ce ravageur des milieux sahéliens, les dépenses imprévues des producteurs seront réduites et des achats d’urgence pour reconstituer les réserves céréalières seront évités. Pour Abdel Kader TokoWorou, représentant de l’UEMOA à Niamey, les fonds serviront à la surveillance des foyers potentiels, à des sessions pratiques pour les équipes phytosanitaires et à l’acquisition de produits de traitement sur le terrain. Il rappelle que « plus de 25 pays sont concernés par la résurgence du criquet pèlerin ».

Un financement à la suite de 2012

Le choix de la prévention s’appuie sur une expérience récente : en 2012, une résurgence avait conduit l’UEMOA et le CILSS à débloquer plus de 373 millions de FCFA pour équiper les pays en première ligne, former des agents et tester des approches moins dépendantes des pulvérisations chimiques. Le nouveau financement prolonge cette logique, en misant sur la prévention plutôt que sur la réparation.

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Pour les cultivateurs de mil et de sorgho comme pour les éleveurs, freiner le criquet, c’est protéger leurs rendements, leurs recettes et la stabilité des marchés locaux. La subvention ne supprime pas le danger, mais elle donne aux services nigériens davantage de moyens pour agir en amont.

Mystéria ALLAHIZI

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