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ETERNUEMENT BOUCHE FERME ET NEZ PINCE : Des attitudes aux risques parfois méconnus

 ETERNUEMENT BOUCHE FERME ET NEZ PINCE : Des attitudes aux risques parfois méconnus

Aujourd’hui, l’éternuement est souvent perçu comme un geste anodin et pour certaines personnes, il faut bloquer simultanément le nez et la bouche quand il faut éternuer. Toutefois, derrière cette méthode apparemment inoffensive, se cachent des risques liés à la santé humaine.

Un individu qui éternue dans un mouchoir

Oyéyèmi AGANI

Dans la quête de politesse et de discrétion, certains individus optent pour une pratique assez récurrente lorsqu’il s’agit d’éternuer. Il s’agit du blocage du nez et de la bouche de façon simultané. Cette méthode, souvent perçue comme un moyen de réduire le bruit et de contenir les particules en suspension, pourrait être bien plus nocive. En effet, lorsqu’une personne bloque son nez et sa bouche tout en éternuant, la pression intracrânienne augmente considérablement. Cette hausse soudaine de pression peut entraîner diverses complications, allant de l’endommagement des vaisseaux sanguins des yeux et des oreilles à des lésions cérébrales graves.  Bloquer son nez et sa bouche pendant un éternuement peut créer une pression excessive dans les voies respiratoires, compromettant ainsi la circulation sanguine vers le cerveau. Cela peut conduire à des accidents vasculaires cérébraux, des saignements nasaux sévères ou même des lésions auditives selon le pneumologue Marie Dubois. D’après son homologue Jean-Michel Klein, médecin spécialisés en oto-rhino-laryngologie, retenir son éternuement peut aussi avoir des conséquences sur l’orbite d’un patient et provoquer des œdèmes de l’œil, mais également provoquer des maux de tête violents, des saignements de nez et même des syndromes méningés.

Outre les risques immédiats, cette pratique pourrait également favoriser la propagation de germes et de bactéries. L’éternuement est un mécanisme naturel du corps visant à expulser les agents pathogènes. En bloquant ce processus, les particules potentiellement infectieuses peuvent être piégées à l’intérieur du système respiratoire, augmentant ainsi le risque d’infections pulmonaires ou sinusales. Il y a une autre partie du corps qui peut faire les frais d’un éternuement refoulé : les tympans. Via les trompes d’Eustache (ces tubes qui relient nos fosses nasales à l’oreille moyenne et qui maintiennent une pression d’air égale des deux côtés du tympan), l’augmentation subite de la pression de l’air risque d’entraîner une lésion douloureuse de l’oreille moyenne ou interne, avec des dommages potentiels pour le tympan et pour l’audition. Ainsi, des alternatives simples et efficaces, telles que l’utilisation de mouchoirs jetables ou le fait de se couvrir la bouche avec le coude lors d’un éternuement, sont fortement recommandées par les professionnels de la santé.

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