Abomey-Calavi
Agriculture

FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES L’agriculture , une alternative sérieuse au Bénin.

Devenir jeune agriculteur n’est peut-être pas l’option que choisi les jeunes face à l’éternel problème de sous-emploi. Ceci requiert une formation professionnelle préalable à laquelle on pourrait  bien les initier. Le faire,  accroit ainsi  le taux d’entrepreneurs qui semble être la solution pour pallier aux problèmes du sous-emploi des jeunes.

Cédric BAKPE

Les taux de chômage et de sous-emploi galopent chaque jour sans que la jeunesse qui en est le plus frappée ne puisse trouver de solutions conséquentes. Au Bénin, plus de 100 000 jeunes diplômés se retrouvent chaque année sur le marché du travail, face à une offre d’emploi limitée. Pourtant ces derniers sortent  de l’université avec un parcours impressionnant. Seuls 33% des jeunes de 15 à 35 ans, ont un emploi rémunéré, alors qu’ils représentent environ 60% de la population. Le sous-emploi concerne actuellement 80% de la population du Bénin, et l’instabilité des revenus a fait grimper le taux de la pauvreté.

Le chômage des jeunes est une perte pour l’économie nationale, un fardeau pour les familles et une déception après les efforts consentis pour leurs enfants. Les causes ne sont pas dans le refus de travailler mais la mauvaise qualité de la formation ou des choix éducatifs. Face à cet état de chose, l’urgence de revoir les formations professionnelles des jeunes ainsi qu’une parfaite orientation s’avère nécessaire .  Kévin Langanfin, sociologue de formation pense que «  tout le monde ne saurait se remettre à la terre. Elle nécessite une passion que doit avoir le jeune. Et non une contrainte ».

Contrairement à lui Nadège Olive DJOHI, « étudiante  en agronomie  reconnait que le plus grand atout que ce pays dispose actuellement est sa jeunesse. Mais elle s’interroge « est-ce que cette jeunesse a réellement conscience des nombreux défis dont elle fera face aujourd’hui et dans le futur ? Faire une formation professionnelle en agriculture est une bonne chose, mais est-ce que les débouchés permettront aux jeunes de subvenir à leurs besoins demain ? » Cette même question de débouchés revient toujours à l’issue de chaque formation professionnelle.  Elle finira par rejoindre ces nombreuses qui croient que la terre ne ment pas puis elle ajoute «  le réel problème est la manière dont la formation devra être faite. On ne peut vouloir faire une formation en agriculture et la faire dans les quatre murs. Cela pour ma part se fera sur le terrain ». Si le vrai défi des pays africains aujourd’hui est de lutter efficacement contre la faim et la pauvreté, il convient d’y apporter une réponse concrète pouvant favoriser le développement. Marc oloukotan agronome confirme qu’aujourd’hui, l’agriculture est le socle du développement économique  de la majorité des pays du monde en l’occurrence le Bénin.  Il ajoute «  incitez les jeunes à l’agriculture surtout l’entrepreneuriat est la meilleure des choses à faire ».  Nadège olive Djohi  abonde dans le meme sens  que Marc Oloukotan en évoquant un avantage  «  c’est une bonne chose, car nous aurons des cadres capables de répondre aux défis des temps surtout lutter contre la famine et garantir aux populations une  sécurité alimentaire ». En termes d’avantage, Marc Oloukotan ajoute, c’est « la réduction de la pauvreté, réduction de la délinquance juvénile et autre que cela favorise ».

Plusieurs structures privées de formation professionnelle ont compris qu’il faut changer la donne et offrir aux jeunes un cadre de formation professionnelle pouvant déboucher sur l’entrepreneuriat agricole. Des bourses de formation sont donc offertes en cette faveur , pour non seulement leur apprendre à produire, mais aussi les  initier à la  transformation agroalimentaires. Le gouvernement du  Bénin n’est pas resté en marge de ce changement de statut professionnel des jeunes. A en croire Marc Oloukotan agronome, «  le gouvernement actuel s’attèle sur cette dynamique à travers les projets programmes du  (MAEP) pour inciter les jeunes à l’entrepreneuriat agricole  ».  

Si la formation professionnelle offre aux jeunes une chance de s’autoemploiyer y a-t-il un système adéquat pour accompagner les jeunes après leur formation ? s’interroge toujours Nadège Olive DJOHI. A cette question Marc OLOUKOTAN tente d’apporter une réponse. << nous avons les guichets du FNDA qui sont ouverts à tout le monde pour faciliter à la mise en place des plans d’affaires qui sont bancables>>

Toujours dans cette dynamique, l’état béninois offre l’opportunité au jeune déjà au collège de se faire le chemin des lycées agricoles qui seront implantés sur l’ensemble du territoire. Tout ce concurrent à la réduction du taux de sous emploi et au rayonnement du secteur agricole, vivier de l’économie béninoise.

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