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INTERVENTION DE ACMA 2 A DANGBO: Les acteurs du PEA Piment louent les mérites de ce programme et plaident pour une phase 3

Le Programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA 2) mis en œuvre par le consortium IFDC, CARE International Bénin/Togo et l’Institut Royal des Tropiques (KIT) des Pays-Bas sur financement de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Bénin a fortement impacté les acteurs de la chaine de valeur agricole piment de Dangbo. Ils ont bénéficié des renforcements de capacités, des infrastructures, et bien d’autres.

Une commerçante de piment assise devant des paniers de piment

Cédric Joawo BAKPE

Dans sa logique de permettre aux acteurs agricoles de différentes filières d’améliorer leurs revenus à travers la vente de leurs produits, le programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA 2)facilite à ceux-ci l’accès aux marchés. Mais avant cette phase, il s’assure de la qualité du produit qui est vendu. D’où, il offre aux acteurs, un paquet de service partant de la production jusqu’à la commercialisation du produit fini. A Dangbo, une commune de la vallée de l’Ouémé, l’intervention du programme ACMA 2 a été très bénéfique aux acteurs agricoles, notamment ceux de la chaîne de valeur piment.

Booster la filière maraichage dans la commune de Dangbo, une priorité du programme ACMA 2

« La culture du piment constitue la grande base économique des gens de la vallée », a révélé Enock MONSOU, Secrétaire Général de l’Union Communale des Coopératives villageoises des Maraichers de Dangbo. Pour lui, il y a de quoi s’intéresser et développer tous les aspects pouvant amener à avoir beaucoup de productivité. A en croire ses propos, ACMA 2 a procédé au prime abord à un renforcement de capacité des acteurs sur la production du piment.  « Avant l’arrivée du programme ACMA 2, pour faire les pépinières, nous installons les graines à la volée sur la planche. ACMA 2a commis des techniciens qui nous ont appris à travers des champs écoles, l’installation des pépinières, l’utilisation des différents produits phytosanitaires qu’il faut mettre sur la planche avant de mettre les graines, la technique d’épandage des fertilisants, l’entretien des pépinières, comment passer de la pépinière aux champs de production agricole, même la cueillette de ce piment nous a été enseigné », affirme Enock MONSOU. En dehors des renforcements de capacité sur les itinéraires techniques de production, les producteurs de piment de la commune de Dangbo ont été outillés sur les aspects liés à commercialisation, ajoute Nathanaël DOUNOU KOSSOU, Président de l’Union Communale des Coopératives villageoises des Maraichers de Dangbo : « Nous avons été formés sur le Système d’Information sur le Marché (SIM) et le Système d’Information et de Formation Technique (SIFT), puis après sur la vente groupée. »

Le warrantage, une approche ancrée dans les pratiques des acteurs

Vue du marché à piment construit par ACMA2 à Dangbo

Le modèle de commercialisation du piment adopté par les acteurs de la commune de Dangbo est le warrantage. En effet, « le warrantage c’est le regroupement d’un certain nombre de produits conditionnés mis au magasin pour être vendu à une période où il y a rareté au marché.  Ici nous faisons le warrantage du piment long », notifie Enock MONSOU. « Nous qui avons mis nos piments dans le warrantage, lorsque le produit sera rare sur le marché, c’est en ce temps que nous faisons sortir nos produits. On les vend et ça nous permet de nous procurer des intrants pour la prochaine campagne agricole », renchérit Nathanaël DOUNOU KOSSOU, Président de l’Union Communale des Coopératives villageoises des Maraîchers de Dangbo, ajoutant que : « Si les produits sont stockés au magasin, le gestionnaire peut aller nous chercher des institutions de microfinance pouvant nous faire des prêts. »

 Dans le but de leur faciliter la vente groupée du piment, le programme ACMA 2 a doté la commune d’un marché à piment sis à Malomè. Pour réguler le commerce dans le marché, les acteurs du Pôle d’Entreprise Agricole (PEA) piment de Dangbo adopte une méthode particulière qu’évoque le Président de l’Union Communale des Coopératives villageoises des Maraîchers de Dangbo : « Dans la commune de Dangbo, nous sommes sept (7) arrondissements, il y a un arrondissement de la commune qui est un peu éloigné, qui fréquente un autre marché. Les six (6) autres fréquentent le même marché à piment. Pour réguler un peu le marché pour que les produits ne viennent pas en abondance, trois arrondissements viennent au marché le même jour, le second marché, les trois autres viennent aussi. Pendant ce temps, il y a nos femmes qui achètent et qui transforment pour aller vendre à Cotonou tandisque d’autres vont les vendre au Nigéria et d’autres au marché Ouando. » Cependant, l’état du marché laisse à désirer. Les acteurs évoquent comme raison l’absence d’un comité de gestion de ce marché.  « Nous sommes en train de négocier avec la mairie pour que ce soit fait pour qu’on ait un entretien ici », rassure Nathanaël DOUNNOU KOSSOU, Président de l’Union Communale des Coopératives villageoises des Maraîchers de Dangbo tout en souhaitant pour sa commune une troisième phase du programme. « Nous leur demandons de ne pas nous sevrer comme ça », laisse-il entendre.

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