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Genre et développement

L’AGRONOMIE:Un domaine passionnant pour Paterne Gohoungo

Contrairement à certains jeunes qui, à la fin de leur cursus universitaire, abandonnent le chemin du domaine d’étude préalablement choisi, pour n’embrasser qu’une autre carrière, le jeune agronome béninois Paterne Gohoungo, au soir de ses études en agronomie, est passé très vite à la pratique en exécutant avec passion et intérêt, toutes les notions qu’il a acquises à l’université sur des fermes propre à lui. Battant et dynamique, il a à son actif maintes fermes sur lesquelles il produit entre autres : le maïs, le gombo, la grande moelle (Gboma), principales spéculations. Ce présent article fait un zoom sur le parcours figuratif de jeune agronome créatif.

Paterne Gohoungo

Stagiaire Oyéyèmi AGANI

« On ne gravit pas impunément les étapes de la vie. Il faut y aller échelle par échelle », dixit Henry Lopsez. C’est justement ce qui guide les pas du jeune Paterne Gohoungo, actuellement chef d’un cabinet de développement agricole « GOPA AGRO BENIN » et d’une entreprise de graphisme.

Ayant pour sobriquet « GOPA », et né d’une famille monogame, Paterne Gohoungo Ulrich Yemalo vit le jour le 30 novembre 2000 à Zinvié. Fier d’être indépendant financièrement et de ne travailler pour personne, le jeune agronome, après quelques années d’études primaire et secondaire, décroche son baccalauréat en 2019 puis, sa licence en science agronomiques, le 28 juin 2022. Bachelor en entrepreneuriat dans la même année, il suit une formation en graphisme et informatique. Après ses différents stages, son rêve de devenir entrepreneur se réalise et à côté de tout ça, il dispose d’une entreprise web en graphisme et informatique. « Je suis actuellement chef d’une entreprise de graphisme et d’un cabinet de développement agricole GOPA AGRO BENIN. Je possède des fermes expérimentales en production végétale (production de quelques denrées alimentaires telles que le gombo, le piment, et la grande morelle) et en transformation agroalimentaire (production de granulés de maïs, de mil, de sorgho communément appelés AKLUI) », explique-t-il avant d’ajouter : « j’ai démarré avec 35000 FCFA par la production d’Aklui et c’est grâce au revenu issu de cela que j’en suis là aujourd’hui ». L’entreprise est basée « à Zè et a pour but d’accompagner les particuliers désireux d’investir dans l’agro-pastoral à mieux faire une gestion rationnée et sécurisée de leur investissement. Une entreprise qui aide tous les néophytes au monde agricole à acquérir les bases nécessaires pour conduire une exploitation agricole. »

Paterne dans sa ferme d’exploitation 

Depuis la création de son entreprise et de ses fermes, le jeune entrepreneur affirme se fait connaitre grâce à la communication à travers les différents postes de vidéo sur les réseaux sociaux. Ce qui lui permet de jouir pleinement de sa formation para académique. « Ma formation, étant purement agronomique, elle m’a beaucoup préparé à entreprendre dans le domaine de l’agropastoral et l’agroalimentaire. Ce n’est rien d’autre que la motivation de mon métier », souligne-t-il. Dans la réalisation de son projet, l’agripreneur est le plus souvent confronté à certaines difficultés : « Au sein d’une entreprise, les difficultés ne manquent jamais. Ma première difficulté est liée au moyen financier car n’ayant jamais reçu de financement de la part d’une quelconque structure. J’ai dû tant bien que mal m’efforcer à ne pas abandonner.  La deuxième difficulté c’est le manque de travailleurs dignes de confiance pouvant m’aider dans l’évolution de mon entreprise. (Beaucoup de jeunes aujourd’hui ne veulent pas souffrir avant d’être riches. Ils veulent l’argent instantané.) », précise-t-il. En dehors de la difficulté liée au manque de mains d’œuvre, il y a également celle relative au changement climatique qui ne favorise guère la production : «  la difficulté du champ avec le climat qui n’est pas tout le temps clément avec nous », se désole-t-il. Soucieux du rôle primordial que peut jouer la jeunesse dans le dynamisme du développement du pays, le jeune ambitieux qui envisage de devenir une référence en matière d’entrepreneuriat, exhorte les jeunes tout comme lui, à la prise de conscience radicale en ces termes : « Chers jeunes, l’entrepreneuriat n’est pas pour les paresseux, soyez travailleurs, persévérants et vous verrez le résultat. N’attendez pas d’avoir des millions avant d’entreprendre. Il faut commencer petit pour devenir grand », déclare Paterne Gohoungo, un amoureux du Scoutisme.

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