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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

LE MARCHÉ BIO BÉNINOIS : Un secteur en pleine croissance malgré le coût élevé des produits

 LE MARCHÉ BIO BÉNINOIS : Un secteur en pleine croissance malgré le coût élevé des produits

 En milieu rural, la pratique de la culture bio se perpétue à travers les exploitations familiales de taille modeste qui privilégient les circuits courts en vendant directement leurs productions sur les marchés locaux. 

Le terme « bio » désigne un produit issu de l’agriculture biologique, une agriculture naturelle qui n’utilise pas de produits chimiques tels que des pesticides, herbicides et fertilisants chimiques. Au Bénin, la production de fruits et légumes bio permet aux maraîchers et à leurs familles d’augmenter leurs revenus et de subvenir à leurs besoins.

En effet, dans les temps anciens, les agriculteurs travaillaient de toutes leurs forces, depuis des siècles, avec des moyens rudimentaires et de la manière la plus naturelle possible, pour mettre sur le marché des produits sains. Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. De nombreuses personnes ou structures, telles que le centre Songhaï à Porto-Novo ou l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) Bénin, proposent à la clientèle une variété de produits sous le label bio. « Le marché bio est en pleine progression. Ce n’est pas à grande vitesse comme dans les autres pays industrialisés ou développés », a expliqué Edgard DEGUENON, animateur national SPG Bénin. Selon lui, ces pays ont donné la preuve de l’efficacité de l’agriculture conventionnelle, ce qui explique pourquoi ils ont opté pour une agriculture biologique, limitant ainsi les risques de production sur l’environnement. De la même manière, il faut dire qu’au niveau du Bénin, il y a « beaucoup d’événements qui montrent que le marché bio est en progression au niveau de plusieurs filières qui se font certifier au niveau du Bénin ».

Longtemps réservé aux élites urbaines, l’alimentation bio se démocratise avec l’arrivée en force de jeunes entrepreneurs comme Edgar DEGUENON. La vitalité quasi remarquable des rayons bios et les marges plus que confortables sur les ventes de produits bio aiguisent les appétits. Les grandes surfaces alimentaires s’y mettent également. Elles reprennent même le leadership ces derniers mois grâce aux concepts 100 {e43727ebdf1c82cdaf05db1b2e953f1c6b388407dfc0230603c9b856384b4112} bio et consommons local. « Moi, je fais de l’agriculture biologique et j’en tire avantage. Retenez surtout que les produits bios ont l’avantage d’être cueillis sur place et emportés sans produits additifs. L’avenir des surfaces de vente spécialisées en bio pourrait ainsi de plus en plus rimer avec la vente de produits faits sur place si tous les consommateurs se mettaient dans la chaîne de ceux qui consommaient déjà », explique Habib TCHANGOLE, un jeune entrepreneur maraîcher dans la commune d’Abomey-Calavi.

Un marché bio est bénéfique pour tous, de la même manière que les producteurs doivent faire en sorte d’obtenir l’autorisation de mise en marché de leurs produits. La mise en marché de ces derniers nécessite certaines implications qui pourraient être difficiles à cause de la hausse des coûts de production. Selon certains consommateurs, les produits bio coûtent plus cher que les produits conventionnels et ne sont pas accessibles à toutes les couches sociales. Néanmoins, malgré leur coût relativement élevé, les produits bio séduisent de plus en plus de consommateurs.

Vanessa ZANNOU

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