Les caprins maintiennent une bonne dynamique en juillet 2025
Au Bénin, l’élevage et la commercialisation des ruminants occupent une place centrale dans l’économie rurale. Le bulletin SIM-Bétail de juillet 2025 révèle des tendances contrastées : tandis que bovins et ovins ont connu un repli après la Tabaski, les caprins affichent une dynamique positive avec une hausse des présentations et des ventes.
En juillet 2025, le marché des caprins s’est distingué par une animation soutenue, contrairement aux bovins et aux ovins qui ont connu un ralentissement après la fête de la Tabaski. Le dernier Bulletin du Système d’Information sur les Marchés à Bétail (SIM-Bétail) de la CT-SAGSA montre que les présentations de caprins ont progressé de 11% et les ventes de 6% par rapport au mois précédent. Selon les informations, cette évolution positive est liée aux achats pour les besoins d’élevage. D’autre part, les approvisionnements en caprins en prélude à la fête des masques célébrée début août à Porto-Novo ont fortement contribué à cette dynamique.
Baisse conjoncturelle, mais envolée annuelle des prix des caprins
L’augmentation de l’offre a entraîné un repli moyen de 3% des prix des caprins par rapport à juin. Spécifiquement, il faut relever -17% (chevreaux), -2% (chevrettes), -1% (boucs), +3% (chèvres). Les prix ont fluctué entre 14 051 FCFA (chevrette) et 34 446 FCFA (chèvre). Toutefois, une hausse moyenne de 23% est observée en glissement annuel (juillet 2024 – juillet 2025). Cette flambée est attribuée au renchérissement des coûts de transport qui pèse sur l’ensemble de la filière bétail.
Les marchés de bovins et ovins en repli après la Tabaski
À l’opposé, les marchés de bovins et d’ovins ont enregistré une régression notable en juillet 2025. Après la fête de la Tabaski célébrée en juin, l’offre et la demande ont chuté. Pour les premiers, les présentations et ventes ont respectivement baissé de 22% et 30% par rapport au mois précédent. Comparé à juillet 2024, l’offre recule de 6% tandis que la demande progresse de 4%. Les prix sont restés globalement stables en un mois mais affichent une flambée annuelle de +47% pour les génisses, +36% pour les taurillons, +31% pour les taureaux, +28% pour les veaux/velles, +26% pour les vaches, et +7% pour les bœufs.
Quant aux ovins, la tendance est similaire avec une baisse de 35% de l’offre et 34% de la demande en un mois. En comparaison annuelle, l’offre recule de 10% tandis que la demande reste stable. Gonflés en juin par la Tabaski, les prix ont chuté de 18% en moyenne en juillet, avec des baisses marquées pour les antenais (-28%) et les béliers (-26%). Enfin, la fourchette des prix s’établit entre 18 321 FCFA (antenaise) et 49 548 FCFA (bélier).
Maëlle ANATO