Hausse des prix à l’approche de l’Aïd el-Fitr
À Niamey, pendant l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du Ramadan, la communauté musulmane du Niger a pour tradition de préparer des mets à base de volaille. Cette pratique a fait constater, ce 17 mars 2026 par l’ANP, une forte demande de cette viande sur les marchés.
Les volailles sont reines sur le marché à Niamey à l’approche de l’Aïd el-Fitr. C’est suite à cette forte demande que les prix de ces espèces sont en hausse. Selon l’ANP, comme l’affirme Tidjani, un revendeur de pintades au marché Wadata, la pintade se négocie « entre 4000 F et 5000 F » et le poulet local atteint déjà « 2750 F à 3500 F », ce qui pèse sur le budget des ménages.
Une offre sous tension
Du côté de l’offre, Niamey s’appuie sur plusieurs villes comme Bonkoukou, Torodi et sur le Burkina Faso pour alimenter les étals. Selon le revendeur Tidjani, l’insécurité près de la frontière burkinabè complique les livraisons, ce qui réduit les arrivages et accentue la hausse des prix. Pour les clients, il est essentiel que les vendeurs ajustent leurs tarifs afin que chacun puisse s’en procurer.
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Aujourd’hui, les prix de vente des volailles montent parce que la demande augmente et que l’insécurité bloque les livraisons. À long terme, développer l’aviculture autour de Niamey et sécuriser les routes commerciales permettrait de limiter ces hausses brutales et d’assurer aux éleveurs comme aux ménages des prix plus abordables.
Mystéria ALLAHIZI


