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Genre et développement

NAEMI AKPENIN-MAHOU ESSEY: La brave femme qui produit des mets précuits

Partir d’un constat pour créer un produit, c’est ce qui a conduit. Naémi Akpénin-mahou ESSEY a créé l’entreprise Nao stardom qui met sur le marché des mets précuits. Elleest une preuve exceptionnelle et tangible de cette catégorie de femmes qui pense que l’avenir d’une nation repose sur la consommation locale.

Yélian Martine AWELE

Spécialisée dans la transformation agroalimentaire, Naémi Akpénin-mahou ESSEY est la Promotrice de Nao stardom, une entreprise de production « de wassa-wassa précuit sec, de la farine igname pilée, des légumes précuits secs, de gombo secs ». À cela, s’ajoute « la culture et la transformation du manioc ». La jeune novatrice nous livre ici la quintessence de son idée entrepreneuriale : « Pendant ma formation, j’ai constaté que certains mets sont en cours de disparition à cause des difficultés liées à la préparation. De plus nous avons assez de femmes fonctionnaires qui rentrent tard à la maison ; du coup, elles n’arrivent guère à cuisiner certains mets compte tenu du temps et compte tenu de certaines obligations maritales. » Cette idée créative est ainsi née suite à ces constats. « Donc j’ai pensé faciliter la cuisson de ces mets à travers les produits bio et précuit que je propose », précise-t-elle.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid dit-on, Naémi Akpénin-mahou ESSEY, pour sa part, a démarré petit à petit ses activités. « J’ai commencé avec mes maigres réserves, avec juste 1000 FCFA », affirme-t-elle. Son objectif est « d’amener tous les Béninois à consommer local et de même que tous les africains et africaines qui sont ailleurs sur d’autres continents ». D’hier à aujourd’hui ; au vu et au su de toutes les missions qu’elle a accomplies au sein de son entreprise Nao stardom, la brave femme se dit être fière du travail abattu même si elle ne bénéficie encore d’aucune subvention de la part d’une quelconque structure. Elle a pu, entre autres, étoffer son carnet d’adresse : « Chaque jour j’arrive à rencontrer et à enregistrer de nouvelles personnes dans mon registre de contact. Du coup, mes produits font objet de publicité eux-mêmes ».

En dépit de ces résultats reluisants qu’elle a obtenus, elle ne compte pas baisser les bras. Elle projette plutôt « faire davantage la sensibilisation pour parler des bienfaits de nos produits locaux afin que la population béninoise arrête la consommation des produits importés ». En plus de ça, elle ambitionne « embaucher plus 20 chômeurs pour la culture et la transformation de manioc dans mon champ dans l’optique de contribuer à mettre fin au chômage. » Enfin envisage-t-elle, « avoir un grand champ de plantation ».

Très dynamique et dévouée au travail, la jeune entrepreneure exhorte les jeunes à se prendre au sérieux. « Ceux qui disent qu’il n’y a pas de travail, j’avoue que c’est du mensonge » laisse-t-elle entendre.

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