De nouveaux financements de la BERD pour booster la filière agroalimentaire
La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, a annoncé récemment de nouveaux appuis financiers destinés au commerce agroalimentaire en Afrique de l’Ouest. Cette initiative vise à aider les agriculteurs à accéder à des marchés plus vastes et à accroître leurs revenus, dans un contexte marqué par le démarrage de la campagne 2025-2026 d’anacarde en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement entend renforcer son soutien au secteur agroalimentaire en Afrique de l’Ouest. D’après l’Agence Ecofin, citant les propos de sa présidente, « grâce au commerce agroalimentaire, nous pouvons aider les agriculteurs à accéder à des marchés plus vastes et à augmenter leurs revenus ruraux ».
Ce développement « ouvre la voie à de nouvelles opportunités de financement pour les acteurs de l’agrobusiness dans les pays éligibles au soutien de la BERD en Afrique de l’Ouest », toujours selon la même source.
Cette annonce intervient dans un contexte stratégique pour la filière agricole régionale. En effet, l’appui financier est annoncé alors que la campagne 2025-2026 d’anacarde vient de débuter en Côte d’Ivoire, précise la source. Le pays confirme sa position dominante sur le marché mondial avec « une récolte annuelle qui s’élève à plus d’un million de tonnes » et une progression soutenue dans la transformation locale.
Une transformation soutenue par de nouvelles perspectives de financement
Les performances industrielles de la filière ivoirienne illustrent cette dynamique. Selon la même source, « la filière ivoirienne aurait transformé à elle seule 600 000 tonnes de noix de cajou, soit environ 81 % du volume total de noix transformées dans la sous-région cette année-là ».
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Ces nouveaux appuis financiers pourraient ainsi contribuer à consolider la transformation locale et à améliorer l’accès au marché pour les acteurs de la chaîne de valeur. L’objectif reste de stimuler les revenus ruraux et de renforcer le développement du commerce agroalimentaire dans les pays concernés, selon l’Agence Ecofin.
Mystéria ALLAHIZI


