Abomey-Calavi
Agriculture

ORGANISATION DE LA FILIERE COTONNIERE AU BENIN: Les producteurs de Kouandé déplore le manque de discipline et salue les efforts du gouvernement

L’or blanc brille au Bénin mais le feu n’est pas loin de là ! La filière cotonnière depuis des décennies est la plus organisée, la plus structurée et presque autonome qui tient dans la durée. Elle a beaucoup contribué et contribue encore au développement économique de notre pays. A titre illustratif, le coton est le premier produit d’exportation du pays depuis de nombreuses décennies. Ainsi la filière mérite une attention toute particulière afin de lui présager un avenir plus radieux. Elle a révélé le Bénin en Afrique en le plaçant à la première place. C’est donc le lieu de remercier tous les acteurs qui ont contribué à cette prouesse digne de louange.

En revanche quand on regarde de près les difficultés auxquelles la filière est confrontée, on ne tarira pas de se poser des questions sur son avenir. Et c’est parce que l’avenir de notre économie est très fortement corrélé à celui du coton que tout citoyen qui se sent concerné du développement du pays a le devoir de jouer un rôle de veille citoyenne en vue de garantir à l’or blanc du pays toute sa splendeur. Il faut aussi reconnaître que beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement de la rupture ce qui nous a permis d’arracher la première place au plan africain. Cependant des difficultés les plus élémentaires, c’est-à-dire celles liées directement aux producteurs demeurent. Il faut donc les solutionner pour le bonheur des cotonculteurs en particulier et de l’économie nationale en général.

Le témoignage d’un cotonculteur à Kouandé qui a plus de vingt ans d’experience sur la culture du coton fait dresser les cheveux. Pour ce cotonculteur très expérimenté et qui fut président de Groupement villageois de producteurs de coton (Gvpc) pendant de longues années, les moments glorieux de la filière remonte uniquement vers les premières années de son introduction au Bénin. Au début, déclare le cotonculteur, le coton nourrissait bien son homme car les cotonculteurs étaient vraiment disciplinés, très bien organisés et très soucieux de l’avenir de la filière. Mais de nos jours, selon Alassane, c’est tout un désordre et de manque de discipline qui s’observeraient. Les cotonculteurs ne se donneraient plus la peine d’amener leur coton vers les marchés villageois de coton. Ils veulent que les membres de leurs groupements viennent peser leur coton dans leurs champs ce qui fait gaspiller beaucoup d’énergies aux autres membres de groupements. Puisqu’il faut parcourir des kilomètres à moto pour se rendre dans les champs des cotonculteurs membres des groupements.

Ce manque de volonté d’amener le coton en un seul lieu couplé avec l’endettement trop excessif des cotonculteurs qui prennent plus d’intrants coton qu’il ne faut et endettant du coup leurs groupements d’appartenance découragent les membres honnêtes. Ce qui démotive avec raison des cotonculteurs loyaux ! Car ce sont eux qui payent les gros crédits intrants que les cotonculteurs de “mauvaise foi” ont contractés au sein de leurs groupements d’appartenance. Tout cela amène très souvent des conflits, des brouilles et des bagarres entre les dirigeants des groupements de cotonculteurs et les membres. Et comme sans les cotonculteurs il n’y a pas coton au Bénin, et sans le coton l’économie nationale risque de laisser assez de plume, il faut vraiment trouver des mécanismes pour que le coton puisse toujours nourrir son homme.

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