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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

POLLUTION ENVIRONNEMENTALE AU MARCHÉ DANTOKPA : En dehors des déchets plastiques et liquides, ceux textiles dictent aussi leur loi

 POLLUTION ENVIRONNEMENTALE AU MARCHÉ DANTOKPA : En dehors des déchets plastiques et liquides, ceux textiles dictent aussi leur loi

L’agression de la nature demeure un problème loin d’être résolu. En effet, les mauvais desseins de la mode occidentale au Bénin est en train d’engendrer une crise de déchets textiles. Notamment, sur le pont du marché Dantokpa où la gestion de ces pollueurs est une question épineuse.

Vêtement de seconde main usés

Stag Watson Sama

Le marché de Dantokpa est devenu une scène de pollution environnementale. À part les déchets plastiques et liquides, ceux textiles s’invitent dans la danse. Elle est devenue une plaque tournante des vêtements de seconde main en provenance de l’étranger. Le pont de Dantokpa à l’entrée du marché est devenu un dépotoir de vêtements, de serviettes, de slip, de soutien-gorge, de chaussures tous usés dont l’on peut déviner les auteurs : aux alentours se trouvent des vendeurs de friperies et des couturières. Cette zone dont la poubelle est portée disparue à cause de son état délabré est coiffée par une odeur pas agréable à respirer. Malgré le travail des collecteurs de déchets et l’interdiction stricte, cette partie du pont semble s’engouffrer dans une malpropreté difficile à comprendre.

Un danger croissant pour l’environnement

Le commerce des vêtements de seconde main est une force économique majeur en Afrique mais a des inconvénients. Ces vêtements et textiles usagés déversés chaque jour polluent l’environnement et contribuent à la crise climatique. L’industrie est l’un des plus grands pollueurs des sources d’eau douce en raison des vêtements usagés qui pénètrent dans les systèmes fluviaux et finissent souvent dans les océans, d’où ils peuvent être rejetés sur les plages, mettant en danger la vie marine et les écosystèmes. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Fondation Ellen MacArthur et climate trade, l’industrie de la mode produit 10% des émissions mondiales de carbone, soit plus que l’aviation et le transport maritime réunis. Dans les décharges, les déchets textiles peuvent mettre des centaines d’années pour se décomposer. Ils peuvent également attirer les parasites et les rongeurs qui peuvent propager des maladies. La combustion des déchets textiles libère des substances nocives dans l’air. Pour atténuer ces conséquences négatives, il faudra prendre certaines dispositions.

Quoi faire pour mieux gérer ces déchets textiles ?

Le changement de mentalité doit être de mise pour arrêter le rejet sans précautions de ces déchets textiles par ces usagers du marché. Les amener à jeter ces déchets dans les poubelles destinées aux produits textiles que de le laisser à l’heure libre. Alors,

« il faut être charitable en offrant à une organisation caritative et réduire l’achat en vêtement. Procéder au tri pour un recyclage et réutiliser »

dixit l’environnementaliste Césaire Sonou. Par exemple, l’organisation kényane Africa Collects textiles a tissé un magnifique tapis à partir de jeans usagés. Aussi, sanctionner les auteurs de ces actes tout en installant un dépotoir spécifique de ces vêtements usés de seconde main. Tout ceci contribuera à la preservation de l’environnement.

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