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Environnement

PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ DANS LE MONDE: La COP15 de Montréal trouve un « historique et ambitieux » consensus

Au palais des congrès de Montréal, les délégués réunis du 09 au 19 décembre 2022 dans le cadre de la COP15 se sont entendus sur un cadre mondial pour freiner le déclin rapide de la biodiversité à travers le monde. Un accord applaudi et encouragé par la majorité des parties prenantes.

Les parties prenantes en pleine discussion

Stag Jean-Baptiste HONTONNOU

Pendant dix jours, les gouvernants et les acteurs de l’environnement venant du monde entier se sont réunis à Montréal pour trouver des solutions aux problèmes qui mettent en péril la biodiversité. A l’issue des débats, un consensus a été trouvé dans le but de protéger cette biodiversité dans le monde. En effet, cet accord comporte généralement 23 objectifs. Parmi tant d’autres, il s’agit dans un premier temps de la protection de 30 % des terres et des océans d’ici 2030. Cette cible a été présentée comme l’équivalent pour la biodiversité de l’objectif de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. À ce jour, 17 % des terres et 8 % des mers sont protégées. Dans un second temps, le texte donne également des garanties pour les peuples autochtones, gardiens de 80 % de la biodiversité subsistante sur Terre, et propose de restaurer 30 % des terres dégradées et de réduire de moitié le risque lié aux pesticides.

Par ailleurs, vu que cet accord est venu à un moment très précis où la nature en a le plus besoin, quelques participants distingués n’ont pas hésité à exprimer leur satisfaction et le sentiment de joie qui les anime. « Non seulement nous avons un accord, mais nous avons un accord ambitieux », s’est réjoui le ministre canadien de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault. Pour lui, ce résultat obtenu n’est venu qu’après un dur labeur qui a duré longtemps. « Nous avons effectivement travaillé très fort dans les dix derniers jours, mais il faut comprendre que les négociations sur cet accord ont commencé en 2018 », a-t-il ajouté. Mais, si le ministre canadien salue l’accord et son contenu, Basile van Havre, co-président du groupe de travail sur le nouveau cadre mondial va plutôt se projeter dans le futur pour tenter d’imaginer ce qui pourrait changer dans 7 ans environ. « Si nous nous réunissons dans 7 ans, en 2030, et que nous avons accompli tout ce qui se trouve dans l’accord, nous serons sur une planète bien différente », a-t-il affirmé.

Pour finir, il faille retenir que l’accord a été adopté par consensus, et non par l’unanimité. C’est pour cette raison qu’il sera d’autant plus important d’être particulièrement à l’écoute des États qui se sont opposés au cadre mondial, comme la République démocratique du Congo (RDC). Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre, « il y aura une relation de confiance qui va être bâtie avec tous les pays du continent africain », a plaidé M. Pérez. Une réalité que Steven Guilbeault reconnaît en affirmant : « C’est à nous de travailler avec eux, rebâtir des ponts et leur montrer qu’on est là pour les accompagner dans ces efforts-là ».

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