PRODUCTION DU COTON BIOLOGIQUE : Une étude en cours sur l’impact des abeilles

Le rôle que jouent les abeilles dans la pollinisation n’est plus à démontrer. Pour mesurer leur impact sur la production du coton biologique, des tests sont menés dans le Nord du Bénin par l’institut de recherche sur le coton.

Un champ de coton dans lequel le test est mené

Dans la zone nord du Bénin, les champs de trois producteurs dans la commune de Kandi sont mis en examen pour une étude approfondie sur l’efficacité de la pollinisation des abeilles sur la productivité du coton biologique.

En effet, L’abeille est connue pour être le meilleur pollinisateur et pour cause, elle est capable à elle seule de butiner le pollen de 250 fleurs par heure, de stocker sur une seule patte 500000 grains de pollen. Donc, faire cette expérimentation qui consiste à associer l’apiculture à la culture du coton biologique vise à améliorer l’itinéraire de production du coton biologique.

« Nous voulons voir la contribution de ces abeilles sur la productivité du coton biologique »,

confie Charlemagne ABOUA, assistant de recherche à l’Institut de recherche sur le coton (IRC). Il explique : « on a mis en place dans un champ, des parcelles exclues, des parcelles avec des isoloirs pour que les abeilles ne viennent pas polliniser. Donc il n’y a pas d’activité d’abeilles au niveau de ces parcelles pendant qu’à côté nous avons des parcelles ouvertes où les abeilles viennent mener leurs activités au niveau de ces plantes. À la fin nous allons voir quelle est la contribution de ces abeilles sur la productivité du coton biologique ». S’il s’avérait que cette expérimentation réussissait, cela pourrait désormais procurer un double revenu aux producteurs. D’abord, « les ruches d’abeilles vont produire du miel, ajouté à la production du coton biologique », souligne l’assistant de recherche.  A noter que cette étude est fiancée par le projet d’appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin (TAZCO).

Une étude pareille a déjà été menée par le passé au Brésil sur une ferme conventionnelle de coton dans l’État du Mato Grosso et une ferme biologique de l’État de Paraíba. Elle avait pour objectif d’évaluer l’impact des abeilles sauvages sur la production de coton dans les fermes conventionnelles et biologiques. Les résultats ont montré que bien que le coton ne dépende pas directement de la pollinisation par les abeilles, elles peuvent néanmoins augmenter la production de coton dans les fermes biologiques de plus de 12{e43727ebdf1c82cdaf05db1b2e953f1c6b388407dfc0230603c9b856384b4112} pour le poids des fibres et de plus de 17{e43727ebdf1c82cdaf05db1b2e953f1c6b388407dfc0230603c9b856384b4112} pour le nombre de graines. D’où l’importance de conserver les communautés de pollinisateurs dans les fermes cotonnières, surtout pour les fermes biologiques.

Cédric Joawo BAKPE

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