Le numérique : gadget ou levier pour la transformation agricole ?

EDITO : Au Bénin, un sujet semble faire l’unanimité, même de manière discrète : la souveraineté semencière. Projets, initiatives, structures... tout semble avoir été tenté. Pourtant, rien ne prend vraiment. Et les défenseurs des semences locales ne cessent de tirer la sonnette d’alarme.

Un clic. Un champ. Une récolte. Le numérique agricole, sans nul doute, fait rêver. Des applis pour prédire la pluie, des SMS pour soigner le maïs, des plateformes pour vendre sans intermédiaire… Le paysan 2.0 serait-il né ?

EDITO : Au Bénin, un sujet semble faire l’unanimité, même de manière discrète : la souveraineté semencière. Projets, initiatives, structures... tout semble avoir été tenté. Pourtant, rien ne prend vraiment. Et les défenseurs des semences locales ne cessent de tirer la sonnette d’alarme.

Mais derrière l’écran, la réalité reste tout autre. Trop d’outils conçus sans les agriculteurs, trop de solutions pensées depuis les milieux urbains, dans une langue qu’ils ne parlent pas. Résultat : des applications qui dorment dans les téléphones, quand téléphone il y a.

Et pourtant, le potentiel et l’avantage sont immenses. Une alerte météo reçue à temps peut sauver une récolte. Un conseil technique en langue locale peut doubler un rendement. Une connexion à un marché numérique peut changer une vie.

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Mais pour que le digital soit un vrai levier, et non un simple gadget, il faut l’adapter aux réalités du terrain. Il faut former. Il faut écouter. Il faut simplifier. Car le vrai progrès ne se mesure pas en nombre de start-ups, mais en champs mieux cultivés, en revenus mieux protégés et en paysans mieux informés.

Alors oui, le digital peut transformer l’agriculture. À condition qu’il pousse dans les mains de ceux qui ont les pieds sur terre.

 

Par Jean-Baptiste HONTONNOU

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