Abomey-Calavi
Agrobusiness

TRANSFORMATION ET COMMERCIALISATION DU GARI: Le programme ACMA 2 bénéfique aux acteurs d’Adja-Ouèrè

Le programme approche communale pour le marché agricole ACMA 2 de part ces interventions à impacter la commune de Adja-Ouèrè notamment les femmes et coopératives de la commune.

Ruth EDOH

Le manioc est l’une des plus importantes comestibles au Bénin.  Près de 60% de la population dépendent du manioc et est considéré comme culture vivrière. A travers sa production, sa transformation et sa  commercialisation, il constitue une véritable source de revenus pour les ménages, les plus souvent les femmes vivant en milieu rural. En effet, dans la commune d’Adja-Ouèrè située dans le département du Plateau, la production et la transformation du manioc est d’une grande importance. Le programme Approche Communale pour le Marché Agricole  (ACMA2) à travers son intervention dans le département, a mis à la disposition des coopératives de la commune, des équipements de transformation, des renforcements de capacité sur les bonnes pratiques agricoles aux profits des acteurs. « ACMA 2 nous a appris beaucoup de choses comme les stratégies de vente, l’importance pour un entrepreneur de signer des contrats avec ses clients. Avec ACMA 2, nous avons connu le warrantage qui nous a beaucoup aidé », a confié Thérèse NOUWATIN, transformatrice de manioc en gari et bénéficiaire des équipements du programme ACMA 2. Pour Gladys TOSSOU, Directrice de l’Agence Territoriale de Développement Agricole du pôle 6, le programme ACMA 2 est une approche au complet d’accompagnement des acteurs direct à la base et qui a impacté tous les maillons des filières parce qu’il y a souvent le maillon commercialisation qui est délaissé. « Le projet est vraiment ancré dans ce maillon dans ses stratégies de développement de la filière manioc » dit-elle.

L’exportation de la farine de manioc est souvent orientée vers les marchés Nigérian, Malanville. Au total 18 coopératives interviennent dans la filière manioc et sont très bien organisées. « Avant j’employais au plus 5 personnes, aujourd’hui j’emploie 10 à 15 personnes. Avant ACMA 2, le marché n’était pas organisé, j’amène mes produits au marché juste pour vendre mais aujourd’hui nous nous sommes réunis en coopérative et ensemble nous fixons le prix que nous imposons à nos potentiels clients », fait savoir Thérèse NOUWATIN. 

Plusieurs variétés de farine de manioc se font par ces femmes. On peut noter : le gari fermenté, et non fermenté, le gari amélioré au coco, à l’ananas, aussi du tapioca. Au dire de ces femmes, l’harmonie règne dans les couples, les enfants sont scolarisés, les problèmes liés à l’insécurité alimentaire sont presque limités. En guise d’exhortation, ces femmes invitent le programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA2), à les soutenir davantage parce que certains problèmes résistent toujours et constituent des obstacles pour leur émergence. « Il faudra que ACMA accompagne nos coopératives dans la construction de quelques unités de transformations dans la commune », ont elle laissé entendre.

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