VITRO-PLANTS, MECANISATION, SEDENTARISATION

Le 11 avril 2025 à Dassa-Zoumè : c’est le jour où la campagne agricole 2025-2026 a été officiellement lancée au Bénin. Teintée de plusieurs ambitions et surtout d’objectifs clairs et mesurés, cette campagne suit son cours avec la promesse d’une issue heureuse, tant pour les producteurs que pour l’État et les investisseurs. Alors que l’heure du bilan approche à grands pas, trois innovations semblent se démarquer et constituent les points forts de cette campagne.

Trois innovations qui changent la donne au Bénin

Le 11 avril 2025 à Dassa-Zoumè : c’est le jour où la campagne agricole 2025-2026 a été officiellement lancée au Bénin. Teintée de plusieurs ambitions et surtout d’objectifs clairs et mesurés, cette campagne suit son cours avec la promesse d’une issue heureuse, tant pour les producteurs que pour l’État et les investisseurs. Alors que l’heure du bilan approche à grands pas, trois innovations semblent se démarquer et constituent les points forts de cette campagne.

Le 11 avril 2025 à Dassa-Zoumè : c’est le jour où la campagne agricole 2025-2026 a été officiellement lancée au Bénin. Teintée de plusieurs ambitions et surtout d’objectifs clairs et mesurés, cette campagne suit son cours avec la promesse d’une issue heureuse, tant pour les producteurs que pour l’État et les investisseurs. Alors que l’heure du bilan approche à grands pas, trois innovations semblent se démarquer et constituent les points forts de cette campagne.

La campagne agricole 2025-2026 s’achève bientôt. Plusieurs initiatives avaient été prises pour faire de cette dernière une réussite totale. Du recrutement des agents contractuels de droit public pour renforcer la mise en œuvre des politiques au développement des chaînes de valeur des racines et tubercules et à la promotion de l’inclusivité dans la gestion des ressources naturelles, en passant par la subvention des intrants agricoles, tout a été mis en place pour atteindre les objectifs escomptés. Et, à en croire plusieurs autorités du secteur agricole, les résultats sont à la hauteur des attentes. C’est d’ailleurs ce que confirme le Directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, lorsqu’il met en avant trois innovations majeures déjà réalisées au cours de cette campagne.

Les innovations dans l’élevage et l’exploitation agricole

En effet, au regard des dégâts causés par la transhumance, notamment les conflits entre éleveurs et agriculteurs ainsi que les destructions de cultures, le Bénin a opté pour la sédentarisation de l’élevage des ruminants à travers le ProSer depuis 2020. À cet effet, « l’intensification de la production fourragère » est désormais une réalité au cours de la campagne agricole en cours. « L’État a décidé d’agir sur les leviers qui permettent de passer à la sédentarisation. Et l’un des principaux leviers, c’est justement la production fourragère. Cette action s’est poursuivie à travers plusieurs opérations que nous menons à travers des projets comme COSO et autres », a expliqué le Directeur de Cabinet, Dossa Aguemon.

En termes d’innovation, un accent particulier a également été mis sur la mécanisation accrue des exploitations agricoles, notamment au niveau du labour. Mais au-delà, des actions significatives ont été engagées. Pour le Directeur de Cabinet, « la mécanisation ne s’arrête pas au labour. C’est l’ensemble des maillons qui doivent être mécanisés. Ainsi, des phases tests ont été lancées pour étendre la mécanisation au séchage, à la récolte et à la transformation ». Ces initiatives sont désormais amorcées et devraient prendre de l’ampleur dans les années à venir.

La mise en place d’un laboratoire de vitro-plants fait la différence

Le point culminant de ces innovations réside dans la question des vitro-plants. Plusieurs années auparavant, ce projet relevait d’une promesse incertaine. Mais, selon le Directeur de Cabinet, Dossa Aguemon, « la malédiction a été levée durant cette campagne ».

Le Bénin est ainsi entré dans la phase active de mise en place d’un laboratoire performant de production de vitro-plants. Selon lui, « ce laboratoire, aujourd’hui à un stade de réalisation très avancé, devrait entrer en production dès la prochaine campagne afin de produire des vitro-plants, non seulement pour l’ananas, mais aussi pour d’autres cultures comme les bananiers ».

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Un laboratoire doté d’équipements de dernière génération

Dans ce laboratoire, financé par Waves, des chercheurs testent, sélectionnent et observent. Des essais rigoureux permettent d’identifier rapidement les pathogènes qui menacent les cultures, qu’il s’agisse de champignons, de virus ou d’insectes ravageurs. Pour Justin Pita, Directeur exécutif de Waves, « la science que nous faisons ne doit pas être uniquement destinée à des publications. Elle doit aider les décideurs à prendre des décisions appropriées pour la sécurité alimentaire et financière de nos populations ».

Doté d’équipements de dernière génération, ce laboratoire place la recherche agricole nationale à un niveau inédit. « Il permettra également au Bénin de jouer un rôle clé dans la sous-région, car les maladies des plantes ne connaissent pas de frontières et nécessitent une approche régionale », ajoute Justin Pita.

Dans un contexte de dérèglement climatique de plus en plus marqué, ce laboratoire s’impose comme un outil stratégique. Il ouvre une nouvelle ère pour la santé des plantes au Bénin : une ère d’innovation, de protection et de résilience agricole, avec des retombées attendues à l’échelle sous-régionale.

Au terme de cette campagne, le Bénin confirme sa volonté de moderniser son agriculture à travers des innovations concrètes et structurantes. Entre sédentarisation de l’élevage, mécanisation et avancées scientifiques, les bases d’un secteur agricole plus résilient sont posées. Reste désormais à consolider ces acquis pour garantir une transformation durable et inclusive.

Jean-Baptiste HONTONNOU

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