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2 ÈME EDITION DE BENIN CASHEW DAY: Le CoNEC mobilise les acteurs pour une meilleure compétitivité de la filière anacarde au Bénin et dans la sous-région

Le Conseil National des Exportateurs de Cajou du Bénin (CoNEC), en collaboration avec l’Interprofession de la Filière Anacarde du Bénin (IFA –Bénin) avec le soutien technique de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Exportations (APIEX) et l’appui financier du projet BeninCaju organise la deuxième édition de Bénin Cashew Day. L’évènement a eu lieu du Jeudi 11 au Vendredi 12 Février 2021 à l’Hôtel Golden Tulip le Diplomate de Cotonou et regroupe les acteurs de la filière cajou du Bénin, de la sous –région et du monde.

Par Laure LEKOSSA

Réunir annuellement les acteurs du secteur public et privé pour réfléchir et statuer sur le processus d’amélioration continue du système de commercialisation et de promotion de la filière anacarde au Bénin. C’est le principal objectif que vise la journée du cajou au Bénin dénommée « BENIN CASHEW DAY ». C’est une rencontre annuelle, un creuset d’échanges et de proximité des acteurs de la filière Cajou. Placée sous le thème « Agir pour une filière anacarde compétitive », cet événement constitue un tremplin permettant aux acteurs directs et indirects de communiquer et de faire le lobbying, un plaidoyer des réels problèmes qui minent la commercialisation du cajou au Bénin et d’y proposer des approches de solutions.

Cette rencontre d’échange autour du développement de la filière anacarde au Bénin est un forum international de haut niveau qui a bénéficié de l’appui technique et financier du projet Bénin Caju, un projet inclusif global et novateur pour l’intégration et l’accélération de la filière cajou au Bénin.

Les officiels au lancement

Financé par le département de l’Agriculture des Etats Unis à travers le Foreign Agricultural Services (FAS) et mis en œuvre par Technoserve en partenariat avec Catholic Relief Service. Ce projet est prévu pour durer 05 ans et à la fin de son exécution une augmentation des rendements et des revenus d’environ 49000 petits producteurs de cajou et triplera ainsi la capacité nationale de transformation du cajou. Dans son allocution, Nicholas Mancus, chef de Mission du projet BeninCaju, partenaire financier de l’événement souligne que les noix de cajou du Bénin ont une réputation mondiale de par leur qualité et leur gout exceptionnels. Elles sont demandées notamment en Inde, un marché qui consomme environ 40 % des noix de cajou du monde entier et qui accorde souvent un prix plus élevé à la qualité exceptionnelle des noix de cajou du Bénin. Pour lui, la compétitivité signifie une utilisation efficiente et optimale des ressources et les partenaires techniques et financiers ont un rôle à jouer à cet effet. « Il s’agira pour les partenaires techniques et financiers de développer entre eux des accords en matière de simplification des procédures de partages de l’information, de promotion de la transparence afin de parvenir à une meilleure gestion des prévisibilités dont la filière Anacarde du pays a tant besoin » a-t-il noté. Tout en mettant l’accent sur la transformation qui ne représente que 15% de la production nationale, il trouve que la volonté politique du gouvernement du Bénin qui se traduit par l’objectif de voir la production de noix de cajou passer de l’ordre de 140 mille tonnes à 300 mille tonnes dans les prochaines années constitue une opportunité à saisir.

Chef de mission BeninCaju

Pour Abdoulaye TOKO, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, représentant le ministre, le développement durable et profitable de toute filière agricole est avant tout tributaire de sa bonne gouvernance qui se repose sur une solide organisation passant d’abord par les familles d’acteurs et ensuite les interprofessions. Et pour permettre une meilleur représentativité des familles d’acteurs pour le respect des textes et des règles en jeu, le gouvernement poursuivra ses efforts visant à offrir aux acteurs un environnement favorable à la promotion de la filière « Je citerai entre autres actions : la mobilisation de ressources au profit du développement de la filière, l’amélioration et la mise à disposition de matériel végétal plus performant, le renforcement des capacités des producteurs pour une meilleure maîtrise des itinéraires techniques de production et de gestion post-récolte ainsi que la construction de plusieurs magasins de stockage , la facilitation de l’accès au financement avec 100 milliards de FCFA mis en place pour le seul guichet 3 du FNDA » a-t-il précisé.

Dans son allocution d’ouverture officielle de la 2ème édition de «BENIN CASHEW DAY », Mickael Bassabi Djarra, Directeur de cabinet du ministre de l’industrie et du commerce, fait savoir qu’au Bénin, la capacité installée des usines est de 50 800 tonnes de noix de cajou, soit plus du tiers de la production nationale. A cette capacité s’ajoute des projets d’installation des usines du fait de la facilitation du climat des affaires et des avantages du code des investissements. Mais cette industrialisation du secteur de cajou est mis à mal par les freins liés à la technologie, à l’approvisionnement de la matière première notamment les taux d’intérêts élevés l’importance du besoin en fonds de roulement dans le secteur. L’évolution à la baisse des prix des noix de cajou sur nos marchés ces dernières années n’encourage pas l’ensemble des acteurs des chaines de valeur du cajou. Une situation aggravée par la pandémie de la Covid 19 et l’Afrique se trouve être ainsi fortement impactée et la réponse à ce problème devra être continentale. Le représentant du ministre de l’industrie et du commerce salue ainsi l’initiative de cette rencontre et estime que la participation de tous et les expériences des pays frères et amis présents (Côte d’ivoire, Nigéria, Burkina-Faso) seront d’un appui incommensurable pour l’organisation d’une filière compétitive au Bénin.

Vue partielle des es participants

Notons que le Bénin fait partie des 10 premiers producteurs mondiaux de noix de cajou, occupant actuellement la 8e position des plus grands pays producteurs de noix de cajou sur la planète. En 2020, le Bénin a produit entre 140 et 150 mille tonnes de noix de cajou brute. Environ 200 mille familles béninoises vivent de la noix de cajou qui constitue aujourd’hui le 2è produit d’exportation du Bénin après le coton. Toute chose qui réconforte les responsables des différentes familles d’acteurs membre de l’Interprofession de la Filière Anacarde (Ifa). Le président du conseil national des exportateurs de cajou (conec), Péniel Fanou n’a pas manqué de rappeler que le thème de cette 2 ème édition de BENIN CASHEW DAY émane des finalités de la première édition. Pour lui, la compétitivité n’est pas une invention mais une nécessité qui s’impose pour l’utilité de la filière. Si pour lui, la première édition de Bénin Cashew Day a permis de faire l’état des lieux, il faut maintenant continuer d’agir au mieux face à d’autre défi, d’où, selon lui le thème : « Agir pour une filière anacarde compétitive ». Abondant dans le même sens, le président de Ifa-Bénin Edouard Assogba a remercié le gouvernement pour les réformes engagées pour le rayonnement de la filière cajou.

Ces deux jours ont permis aux participants de capitaliser les résultats des actions issues des recommandations de la première édition du « BENIN CASHEW DAY », pour élaborer une stratégie durable pour la compétitive des entreprises /organisations exerçant dans le management de la ressource anacarde au Bénin. Des panels de discussions et exposition –dégustations des produits cajou du Bénin couplé avec une prestation folklorique et une récompense des efforts de certains acteurs de la filière ont meublé ces journées. Cette 2ème édition s’est donc achevée sur des notes de satisfactions et de nouvelles recommandations.

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