ACMA3/IFDC et ses partenaires signent un mémorandum pour 5 milliards d’ici à 2027
Au Bénin, depuis 2003, le Centre international pour développement des engrais (IFDC) contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. À travers son programme Approche communale pour le marché agricole phase 3 (ACMA 3), IFDC) poursuit sa mission de travailler ensemble pour améliorer la qualité de vie des agriculteurs notamment les jeunes et les femmes.
Ce jeudi 03 avril 2025, un pas de géant a été franchi dans le cadre du programme ACMA3 avec la signature d’accords de partenariat entre IFDC et huit institutions financières décentralisées (SFD). Il s’agit spécifiquement d’un mémorandum d’entente avec ces institutions financières qui auront pour impact la facilitation de la mobilisation de crédits au profit des acteurs du Programme ACMA3. Ce protocole d’accord scelle l’engagement formel entre IFDC et les 08 institutions financières décentralisées (SFD) de travailler ensemble pour améliorer la qualité de vie des agriculteurs, dans l’optique de leur faciliter l’octroi de crédits, avec un objectif de 5 milliards de crédits facilités durant toute la période de mise en œuvre du programme.
Convaincu que le succès repose sur la construction d’une architecture de services solides et durables entre les acteurs directs des chaînes de valeur et les fournisseurs de biens et de services comme ceux financiers, le programme ACMA 3 a renforcé sa stratégie en élargissant le bénéfice de ses appuis aux acteurs indirects. Cette volonté s’est traduite par la signaturede cemémorandum d’ententequia officialisé et formalisé les partenariats entre IFDC et ces institutions financières partenaires.
À sa prise de parole, le Directeur Pays Bénin-Togo de l’IFDC, Adodo Abalo, a rappelé que « l’objectif principal de ce partenariat est de faciliter l’accès aux services financiers inclusifs à tous les acteurs économiques directs et indirects des pôles d’entreprise agricole ».
Ensuite, il a évoqué les réussites des premières phases du programme, qui ont permis de mobiliser plus de 4 milliards de CFA pour 22 000 acteurs agricoles. Il a annoncé qu’avec la phase 3 du programme, un objectif ambitieux de 5 milliards de CFA serait atteint. Le Directeur, Abaloa mis en avant l’importance de ce partenariat, qui ouvrira de nouvelles perspectives pour les producteurs agricoles, notamment en facilitant l’accès au financement. « Pour le compte de la troisième phase du programme, ACMA 3, notre ambition est de mobiliser plus de 5 milliards, en renforçant la collaboration encore plus avec vous, les institutions financières. Et ceci au profit des jeunes et des femmes, et de tous les acteurs des pôles d’entreprises agricoles qui sont impliqués dans le programme »
Pour Daniel Oluwakemi Seliki, responsable de l’inclusion financière et de la finance digitale du programme ACMA 3, la signature des conventions résulte d’un long processus entamé dès le début du programme ACMA 3. Selon lui, la vision est de créer des partenariats avec des institutions variées pour faciliter l’accès au crédit pour les acteurs du programme ACMA3. « Cette convention permettra de faciliter les 5 milliards de crédits que nous avons pour objectif de mobiliser durant cette troisième phase. Elle renforcera la confiance des institutions financières partenaires qui pourront soutenir les acteurs agricoles à travers des financements adéquats », a-t-il ajouté.
À son tour, Ousmane Ouedraogo, le Chef du programme ACMA3 a remercié les partenaires financiers pour leur soutien indéfectible au programme. Il a rappelé que le succès des phases précédentes, fiancées par l’Ambassade des Pays-Bas, comme d’ailleurs la troisième en cours, a permis d’établir des mécanismes efficaces qui ont facilité l’accès au crédit pour des milliers de producteurs agricoles.
« Cette cérémonie d’aujourd’hui vient comme un fait déclencheur d’une nouvelle dynamique dans la relation entre le programme et les institutions financières partenaires et accélérateurs de processus qui vont permettre un financement massif avec des risques de recouvrement amoindris, des besoins en crédit des acteurs économiques agricoles, des petites et moyennes entreprises agroalimentaires bénéficiaires qui n’attendent que cela pour porter la croissance de leurs activités entrepreneuriales, accroître leurs revenus et créer des emplois », a-t-il ajouté.
Les 8 institutions ont pris l’engagement d’œuvrer pour le changement de la vie des producteurs par une collaboration qui permet d’optimiser leurs conditions de vie et de travail. « En investissant dans le portefeuille agricole de nos institutions de microfinance, vous ne contribuez pas seulement à la croissance économique, mais aussi à un changement social significatif », a salué Edmond Glodji, Représentant de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD-Bénin).
À l’issue de la signature des accords, le processus se poursuit avec la mise en place d’une campagne de sensibilisation pour informer les acteurs agricoles des opportunités offertes par ces conventions. Les institutions financières et IFDC travailleront ensemble pour garantir l’éligibilité des agriculteurs et la bonne gestion des crédits. « Dans les prochains jours, nous lancerons une campagne de diffusion à grande échelle pour sensibiliser nos acteurs sur le contenu de ces conventions et leur faire connaître les opportunités offertes par ce partenariat.
Une fois cette sensibilisation faite, nous recueillerons les besoins en crédit et aiderons les acteurs à être éligibles aux conditions convenues avec les institutions financières. Nous les accompagnerons également par un programme d’éducation financière sur mesure pour les aider à mieux gérer le crédit. Ces actions seront suivies d’un dispositif d’évaluation à chaque étape pour mesurer nos progrès et ce qui reste à faire pour réussir ce projet », rassure Daniel Oluwakemi SELIKI, responsable de l’inclusion financière et de la finance digitale du programme ACMA 3.
Avec ce nouveau partenariat entre les institutions financières décentralisées et IFDC, le programme ACMA3 se donne les moyens d’atteindre des résultats concrets, notamment en termes de facilitation de financement des activités des acteurs et de création d’emplois pour les jeunes et les femmes, et en promouvant une agriculture plus résiliente et durable au Bénin.
Justin ADANDE