Un trésor nutritionnel au service de l’élevage
À l’origine conçue pour éviter le gaspillage du surplus de poissons non destinés à la consommation humaine, la farine de poisson s’est imposée comme un produit de haute valeur ajoutée. Riche en protéines, acides gras essentiels et minéraux, elle s’affirme aujourd’hui comme un ingrédient incontournable pour l’aquaculture, l’élevage et même l’agriculture.
Dans un contexte mondial marqué par la recherche de solutions alimentaires durables, la farine de poisson revient sur le devant de la scène. Obtenue par le broyage de poissons entiers ou de sous-produits de la pêche, cette poudre à l’apparence banale concentre pourtant des nutriments essentiels. Selon une étude publiée en février 2024 par Sunrise Rendering, elle constitue « une source précieuse d’acides aminés essentiels, d’acides gras oméga-3, de vitamines et de minéraux nécessaires à la croissance et au développement des animaux ».
La farine de poisson contient en moyenne 60 à 72 % de protéines hautement digestibles, un niveau bien supérieur à celui de nombreuses farines végétales. Elle est également riche en acides gras oméga-3, notamment l’EPA et le DHA, connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et le développement cérébral. Elle fournit en outre des vitamines (A, D, B12) et des minéraux tels que le calcium, le phosphore et le sélénium, indispensables à la solidité des os et au renforcement du système immunitaire.
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Une alliée incontournable pour l’élevage
Utilisée depuis plus d’un siècle dans l’aquaculture et l’élevage, la farine de poisson contribue à une croissance rapide et équilibrée des animaux. Elle améliore la qualité des œufs, renforce la résistance aux maladies et optimise la conversion alimentaire. Le site Passion Poissons rappelle que « les farines de poisson contiennent des acides aminés essentiels, souvent difficiles à trouver dans d’autres aliments pour animaux ».
La farine de poisson est principalement intégrée dans l’alimentation des poissons, volailles et porcs. Elle entre également dans la composition de boulettes pour la pêche sportive et peut être transformée en engrais organique pour les cultures. Toutefois, son utilisation nécessite des dosages précis afin d’éviter les déséquilibres nutritionnels. Dans une logique de durabilité, les producteurs tendent à privilégier la valorisation des déchets de la pêche et la réduction de l’impact environnemental.
Longtemps considérée comme un simple sous-produit, la farine de poisson dévoile désormais tout son potentiel. Entre efficacité biologique et pratiques durables, elle apparaît comme un atout majeur pour renforcer la productivité agricole, piscicole et animale, tout en participant à la lutte contre le gaspillage.
Stag Richard ABAGAME