L’ortie, une solution naturelle qui booste la production
Considérée comme une simple herbe, l’ortie se révèle comme un atout majeur pour la culture de la tomate. Transformée en purin, elle favorise la croissance, protège les plants tout en réduisant l’usage des engrais chimiques. Elle est une solution aussi simple qu’efficace, mais surtout accessible à tous.
Une technique qui mérite toute l’attention, tant ses résultats sont impressionnants. Encore méconnue de nombreux jardiniers, l’ortie est pourtant une plante qui révolutionne les pratiques horticoles. Utilisée dans la production de la tomate, elle permet d’obtenir des fruits savoureux et abondants. Adopter des méthodes naturelles devient alors un véritable plaisir tout en offrant aux cultures un élan de vitalité remarquable et dynamisant une consommation réellement biologique.
Les avantages de l’ortie
Plante extrêmement polyvalente, l’ortie s’emploie en jardinage comme engrais, insecticide et herbicide naturel. Son purin, riche en nutriments, stimule la croissance des plants de tomate tout en les protégeant contre diverses maladies. Il repousse également pucerons et acariens, et présente l’avantage d’être totalement écologique. De plus, l’ortie peut inhiber la prolifération des mauvaises herbes, contribuant ainsi à une gestion durable et respectueuse de l’environnement des jardins.
En effet, considérés comme une mauvaise herbe, l’ortie présente des bienfaits d’une utilité inestimable dans la production de la tomate et bien plus. Son extrait fermenté est, selon “Gamm vert”, riche en de substances nécessaires dont l’azote mais aussi des vitamines et bien d’autres comme le calcium, le potassium, phosphore et le magnésium. Toujours selon la même étude, le purin est de même riche en des composés organiques comme des protéines, bactéries, enzymes, ferments. C’est cette richesse qu’il restitue aux plantations dont les tomates en les apportant une fertilisation hors du commun pour des récoltes satisfaisantes.
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Production et mode d’utilisation
Un rapport de “Gerbeaud” souligne que de nombreuses espèces vivantes dépendent de l’ortie, que ce soit pour s’alimenter, pour y pondre ou pour s’y abriter.« 30 espèces en sont même dépendantes », ont-ils précisé avant de souligner que « si l’ortie disparaît, elles disparaissent également ». Moubaraka Aboubakari, jardinier et Agronome, utilise le purin d’ortie, parfois en une macération légère pour les jeunes plants. Selon ses propos, il laisse fermenter 10 à 14 jours puis quand ça arrête de faire des bulles, il filtre bien avant utilisation. À l’en croire, la décoction est beaucoup plus utilisée rarement, surtout pour l’effet insecticide.
Plus loin, il a expliqué que sa réalisation implique de couper les orties fraîches en petits morceaux qu’il faut par la suite mettre dans un bidon en plastique, remplir de l’eau, bien couvrir tout en laissant un petit passage d’air. Ceci, pour une très bonne fermentation qui concourt à l’efficacité du produit. «Je remue le mélange tous les jours pour bien activer la fermentation », a-t-il expliqué tout en précisant que pour 1 kg d’orties fraîches, il utilise 10 litres d’eau. « Quand je n’ai que des orties sèches, j’utilise 200 g pour 10 litres », a-t-il ajouté.
Après la préparation du purin d’ortie, celui-ci peut être appliqué de différentes manières : directement au sol, en pulvérisation foliaire, ou même en combinant les deux. C’est d’ailleurs l’approche adoptée par Moubaraka Aboubakari. Il l’applique d’abord au sol afin de stimuler davantage la croissance des plantes et d’enrichir le substrat. Il opte ensuite pour une pulvérisation à faible dose, au départ, dans le but de fortifier les feuilles de tomate. « Pour éviter les brûlures, je ne pulvérise jamais en plein soleil », a-t-il confié.
Des résultats satisfaisants !
Après utilisation de l’ortie, des changements majeurs sont observés sur les plants de tomate. « Après d’utilisation régulière sur mon jardin, j’ai eu des plants vigoureux avec des feuilles plus vertes et foncées. J’ai aussi noté une croissance exponentielle puis des fleurs qui tiennent beaucoup plus », a-t-il laissé entendre, avant de préciser que l’on observe plus de tomates et moins d’attaques d’insectes sur les jeunes plants. Cela témoigne, en substance, non seulement de l’efficacité de l’ortie en matière de fertilisation et d’amélioration des rendements, mais aussi de sa capacité à protéger les cultures, notamment la tomate, contre les attaques d’insectes.
Par ailleurs, il convient de noter que, dans de nombreuses zones rurales, l’ortie pousse naturellement le long des chemins. Son utilisation en agriculture permettrait de réduire le recours aux engrais chimiques, préservant ainsi la santé des sols et favorisant la consommation de produits biologiques. C’est également un moyen de promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement face aux défis du changement climatique.
Aboubakar FAÏSSAL


