Après une année 2025 marquée par une remontée générale des prix, les marchés alimentaires mondiaux commencent 2026 sur une note plus calme. Les cours, qui avaient progressé l’an dernier après deux années de recul, enregistrent désormais un léger repli, signe d'une accalmie sur les places financières internationales.

Les prix alimentaires reculent pour le 5 mois consécutif

Après une année 2025 marquée par une remontée générale des prix, les marchés alimentaires mondiaux commencent 2026 sur une note plus calme. Les cours, qui avaient progressé l’an dernier après deux années de recul, enregistrent désormais un léger repli, signe d’une accalmie sur les places financières internationales.

Après une année 2025 marquée par une remontée générale des prix, les marchés alimentaires mondiaux commencent 2026 sur une note plus calme. Les cours, qui avaient progressé l’an dernier après deux années de recul, enregistrent désormais un léger repli, signe d'une accalmie sur les places financières internationales.

D’après les données publiées le 6 février par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice mondial des prix alimentaires s’est établi à 123,9 points en janvier. Cela représente une baisse de 0,4 % par rapport au mois de décembre. Il s’agit du cinquième mois consécutif de diminution pour cet indicateur qui mesure l’évolution des prix sur les marchés internationaux.

Dans le détail, plusieurs produits ont vu leurs prix reculer.  Le sucre a diminué de 1 %, les produits laitiers de 5 % et la viande de 0,4 % par rapport au mois précédent. Ces baisses ont permis de compenser la tendance observée dans d’autres catégories plus volatiles.

L’exception des huiles végétales

Les huiles végétales, par exemple, ont poursuivi leur progression. Leur indice a atteint 168,6 points en janvier, soit une hausse de 2,1 % en un mois et de plus de 10 % sur un an. Cette augmentation s’explique principalement par la montée des prix du soja, du tournesol et de l’huile de palme. La production saisonnière plus faible en Asie du Sud-Est, couplée à une forte demande à l’importation, a soutenu les cours de l’huile de palme.

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Pour les céréales, la variation est restée modérée, avec une légère hausse de 0,2 % en janvier. Si le prix du blé est resté globalement stable, celui du maïs a baissé grâce à des disponibilités importantes sur le marché mondial. Cette offre abondante a compensé la forte demande, notamment pour la fabrication d’éthanol aux États-Unis, ainsi que les inquiétudes liées aux conditions climatiques en Amérique du Sud.

Des perspectives de récoltes record

Malgré cette baisse enregistrée en début d’année, les perspectives demeurent rassurantes. La FAO prévoit une production mondiale de céréales atteignant environ 3,02 milliards de tonnes en 2025, avec des récoltes record attendues pour le blé, le maïs et le riz. Les stocks mondiaux devraient également atteindre un niveau élevé, ce qui pourrait limiter les risques de pénurie et éviter une nouvelle flambée des prix sur les marchés internationaux.

Vignon Justin ADANDE

 

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