PÉRIODE DE SOUDURE (JUIN-AOÛT 2026)

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel risquent de payer le prix fort des conflits, des chocs climatiques, de la hausse des prix des denrées alimentaires et de la baisse des financements humanitaires, qui fragilisent gravement les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables. C’est ce que révèlent les analyses menées dans 15 pays, selon la FAO.

Une crise alimentaire majeure guette l’Afrique de l’Ouest et le Sahel

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel risquent de payer le prix fort des conflits, des chocs climatiques, de la hausse des prix des denrées alimentaires et de la baisse des financements humanitaires, qui fragilisent gravement les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables. C’est ce que révèlent les analyses menées dans 15 pays, selon la FAO.

L’Afrique de l’Ouest et le Sahel risquent de payer le prix fort des conflits, des chocs climatiques, de la hausse des prix des denrées alimentaires et de la baisse des financements humanitaires, qui fragilisent gravement les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables. C’est ce que révèlent les analyses menées dans 15 pays, selon la FAO.

Cette partie du continent est menacée par une crise alimentaire et nutritionnelle, d’après les dernières analyses du Cadre Harmonisé (2025). Ainsi, 41,8 millions de personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Sans action urgente, ce chiffre pourrait atteindre 52,8 millions durant la période de soudure, de juin à août 2026.

S’agissant des causes profondes de cette situation, Koffy Dominique Kouacou, chef de l’Équipe sous-régionale pour la Résilience en Afrique de l’Ouest (REOWA) de la FAO, explique que « l’insécurité persistante, notamment dans le bassin du lac Tchad, le Liptako-Gourma, les régions anglophones du Cameroun ainsi qu’au nord-ouest et au centre du Nigéria, limite l’accès aux terres agricoles et aux marchés. À cela s’ajoutent les chocs climatiques qui affectent les rendements, la pression économique liée à l’inflation et à la hausse des coûts des intrants, ainsi qu’une baisse des financements compromettant la couverture des besoins prioritaires et les efforts de prévention ».

Par ailleurs, il convient de noter que la situation est particulièrement critique. Entre octobre et décembre 2025, près de 41,8 millions de personnes étaient classées en phase Crise ou pire (phases 3 à 5). Parmi elles, plus de 1,4 million se trouvaient en phase Urgence (phase 4), notamment au Nigéria, au Cameroun, au Tchad, au Ghana, en Guinée, au Mali, au Niger, au Sénégal et dans plusieurs autres pays de la région. Néanmoins, aucune zone n’est actuellement classée en phase Catastrophe (phase 5), bien que les projections restent préoccupantes.

Des perspectives pour 2026 et un appel pressant à l’action

Face à cette situation, si aucune mesure supplémentaire n’est prise, environ 52,8 millions de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire sévère durant la prochaine période de soudure, de juin à août 2026. La FAO lance donc un appel aux gouvernements ainsi qu’aux partenaires afin de renforcer les réponses, soutenir la production vivrière, protéger les moyens de subsistance et accroître les investissements dans la résilience des communautés.

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Par ailleurs, il devient plus urgent que jamais d’agir collectivement pour éviter une détérioration majeure en 2026. « La FAO, aux côtés des gouvernements et des partenaires, reste mobilisée pour renforcer la résilience des communautés et protéger les moyens d’existence », a rassuré Bintia Stephen-Tchicaya, Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest.

Jean-Baptiste HONTONNOU

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