CÉRÉALES AU MAROC

Au Maroc, la filière céréalière nationale pourrait fortement rebondir en 2026, avec une production attendue entre 8 et 9 millions de tonnes, contre 4,4 millions en 2025, selon les estimations professionnelles relayées par l’agence de presse internationale d’origine britannique Reuters.

La production pourrait presque doubler en 2026

Au Maroc, la filière céréalière nationale pourrait fortement rebondir en 2026, avec une production attendue entre 8 et 9 millions de tonnes, contre 4,4 millions en 2025, selon les estimations professionnelles relayées par l’agence de presse internationale d’origine britannique Reuters. Cette progression, prévue pour la campagne en cours, s’explique principalement par des précipitations nettement supérieures à la moyenne, qui ont favorisé l’expansion des superficies et amélioré les conditions hydriques après plusieurs années de sécheresse.

Au Maroc, la filière céréalière nationale pourrait fortement rebondir en 2026, avec une production attendue entre 8 et 9 millions de tonnes, contre 4,4 millions en 2025, selon les estimations professionnelles relayées par l’agence de presse internationale d’origine britannique Reuters.

Après deux campagnes marquées par un déficit hydrique, la production céréalière nationale devrait nettement se redresser. En effet, selon les estimations professionnelles relayées par le média Reuters, « la production nationale pourrait varier entre 8 et 9 millions de tonnes au terme de la campagne en cours, dont près de 5 millions de tonnes de blé tendre ».

À titre comparatif, « la campagne précédente s’est soldée par une production de 4,4 millions de tonnes, dont 2,4 millions de tonnes de blé tendre », d’après les données du ministère de l’Agriculture. Ce niveau figurait parmi les plus faibles de la dernière décennie.

Ce rebond repose d’abord sur l’amélioration des conditions hydriques. Ainsi, selon la même source, « les précipitations hivernales ont dépassé de 34 % la moyenne des trente dernières années et ont été trois fois supérieures à celles de la campagne précédente ». Par conséquent, les superficies ensemencées ont atteint « 3,7 millions d’hectares, contre 2,6 millions un an auparavant », tandis que « le taux de remplissage des barrages s’établit à environ 70 %, contre près de 25 % à la même période de l’exercice précédent ».

Toutefois, certains aléas persistent. Selon les données professionnelles, « des épisodes d’inondations ont néanmoins détruit près de 110 000 hectares dans certaines plaines du Nord », même si ces pertes devraient être compensées par de meilleurs rendements dans les grandes zones céréalières.

Importations toujours élevées malgré les perspectives favorables

Malgré les perspectives d’une bonne récolte, le Maroc a maintenu un niveau élevé d’importations afin de sécuriser son approvisionnement. Ainsi, « les importations de céréales ont totalisé 7 millions de tonnes entre juin 2025 et janvier 2026, en hausse de 12 % sur un an, dont 3,2 millions de tonnes de blé tendre », selon le média Reuters.

Dans le détail, la France reste le principal fournisseur avec « 2,26 millions de tonnes de blé tendre », suivie par l’Argentine, la Russie, l’Allemagne et les États-Unis.

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Cependant, les flux ont récemment subi des contraintes logistiques. Selon les professionnels, « environ 70 navires transportant près d’un million de tonnes de blé patientaient au large », ce qui a entraîné « des frais de surestaries atteignant près de 20 000 dollars par jour et par navire ».

Dans ce contexte, les dépenses publiques restent sous pression. Le ministère de l’Économie indique que « les charges de compensation liées aux produits céréaliers et à la farine nationale de blé tendre demeurent un poste budgétaire sensible ». Par ailleurs, la Banque mondiale et le FMI soulignent que « les marchés agricoles internationaux restent exposés aux tensions géopolitiques et aux aléas climatiques ».

Au-delà du rebond conjoncturel attendu, les enjeux demeurent structurels. La dépendance du pays aux importations et aux conditions pluviométriques continue d’exposer la filière aux chocs extérieurs, même si les investissements en irrigation et en modernisation visent à renforcer sa résilience à long terme.

Mystéria ALLAHIZI

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