Des experts africains réunis à Lomé pour protéger les ressources marines
À Lomé, depuis le 10 mars 2026, un atelier continental rassemble des experts africains. L’objectif est de réfléchir à comment renforcer la protection des ressources aquatiques, harmoniser les législations nationales et réfléchir aux stratégies de développement de l’économie bleue face à la pêche illégale.
Depuis le 10 mars 2026, Lomé accueille un atelier continental de grande envergure dédié à la préservation de la biodiversité aquatique et à l’adaptation des instruments juridiques internationaux pour la gestion durable des ressources marines.
Organisé par le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA) en partenariat avec le gouvernement togolais, cet atelier se clôture ce 12 mars. Il rassemble des experts et consultants venus d’une quinzaine de pays membres de l’Union africaine.
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet «Conserver la biodiversité aquatique dans l’économie bleue africaine». Cette initiative, appuyée par l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (SIDA), vise à renforcer les compétences des acteurs nationaux dans la ratification et la transposition des instruments juridiques internationaux pour la protection des ressources aquatiques.
Les interventions lors de l’atelier
D’après le média Togo Firt, ces cadres incluent la Convention sur la diversité biologique, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et l’Accord des Nations unies sur les stocks de poissons.
La source rapporte les propos de Philippe Ouédraogo, représentant de l’UA-BIRA, qui souligne que l’enjeu principal est d’accélérer l’alignement des législations nationales pour mieux lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Selon lui, tous les États devraient harmoniser leurs lois afin de mener une action commune contre cette forme de pêche illégale.
Ces travaux sont d’autant plus pertinents que les ressources aquatiques en Afrique subissent de nombreuses pressions, telles que la dégradation des habitats, la pollution, le changement climatique et la surpêche.
Konlani Dindiogue, directeur de cabinet du ministère togolais de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, souligne que la protection de ces écosystèmes représente un enjeu économique et alimentaire crucial.
Il ressort clairement que les ressources halieutiques constituent une source majeure de revenus et de sécurité alimentaire pour des millions de personnes à travers le continent.
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Il convient de souligner que cette rencontre offre également aux participants l’occasion de débattre des stratégies de développement de l’économie bleue. Ils examineront par ailleurs le rôle des organisations régionales dans la coordination des politiques de gestion des ressources marines.
Aboubakar FAÏSSAL


