NOIX BRUTES DE CAJOU

Le Togo impose un quota aux acheteurs pour soutenir la transformation locale

Le Togo a instauré un quota dans la commercialisation du cajou. Le gouvernement togolais a imposé un quota obligatoire aux acheteurs agréés et aux sociétés coopératives de producteurs dans la commercialisation des noix brutes de cajou, avec pour objectif de garantir l’approvisionnement des unités de transformation installées sur le territoire national.

Le Togo a instauré un quota dans la commercialisation du cajou. Le gouvernement togolais a imposé un quota obligatoire aux acheteurs agréés et aux sociétés coopératives de producteurs dans la commercialisation des noix brutes de cajou, avec pour objectif de garantir l’approvisionnement des unités de transformation installées sur le territoire national.

Tout acheteur agréé ainsi que toute coopérative de producteurs devront céder au moins un tiers (1/3) du volume total de noix de cajou collecté ou acheté aux transformateurs locaux. C’est ce qu’imposent désormais les nouvelles dispositions prises par le gouvernement togolais.

Le gouvernement togolais mise la transformation locale

Cette mesure vise à réduire la part des exportations de noix brutes au profit de la transformation sur place, créatrice de valeur ajoutée et d’emplois. Pour assurer le respect de cette obligation, un mécanisme de traçabilité est mis en place. Chaque livraison du quota destiné aux unités de transformation devra être accompagnée d’un quitus ou d’un bordereau dûment visé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo. Ce document, délivré par les responsables des unités après réception, constitue une pièce indispensable pour toute transaction ultérieure avec les exportateurs.

Les autorités se montrent particulièrement fermes quant à l’application de cette réforme. Tout contrevenant s’expose à une exclusion immédiate des opérations de vente aux exportateurs pour toute la durée de la campagne en cours. Une sanction dissuasive qui traduit la volonté du gouvernement de faire respecter strictement cette politique.

Lire aussi : CHOIX VARIETAL DU MAÏS : Les clés pour réussir la campagne 2026 

Par ailleurs, la campagne de commercialisation de l’anacarde, récemment lancée à Lomé, s’ouvre dans un contexte de baisse du prix planché bord champ, fixé cette année à 350 francs CFA contre 425 francs CFA en 2025. Une situation qui pourrait peser sur les revenus des producteurs, mais que les autorités justifient par les réalités du marché international.

En misant sur la transformation locale, le pays espère ainsi capter davantage de valeur sur la chaîne de l’anacarde et consolider son positionnement dans l’agribusiness ouest-africain.

Vignon Justin ADANDE

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