Un atelier régional pour booster la pêche aux Comores
Aux Comores, un atelier régional rassemble depuis mardi des acteurs de la pêche venus de plusieurs pays de l’océan Indien occidental. Cette rencontre vise à améliorer la valorisation des produits halieutiques.
Depuis mardi, Comores accueille un atelier régional visant à mieux valoriser les produits halieutiques. Organisée par le Bureau interafricain des ressources animales (AU-IBAR) de l’Union Africaine, cette rencontre réunit des acteurs venus de plusieurs pays de l’océan Indien occidental.
L’atelier vise essentiellement à optimiser la valorisation des produits de la pêche, notamment le poulpe, tout en favorisant l’accès aux marchés, la protection de la biodiversité marine et une exploitation durable des ressources.
Selon le ministère de l’agriculture, lors de l’ouverture de l’atelier, le représentant du AU-IBAR a rappelé que la pêche artisanale occupe une place cruciale dans les économies côtières, en assurant les moyens de subsistance de nombreuses familles, en contribuant à la sécurité alimentaire et en générant des emplois.
Cependant, la filière fait encore face à plusieurs défis, notamment des pertes importantes après la capture, un faible niveau de transformation des produits et un accès limité aux marchés. L’atelier a donc pour ambition de proposer des solutions concrètes à travers des échanges d’expériences et des démonstrations pratiques.
Déroulement de l’atelier
Le ministre de la Pêche, Dr Daniel Bandar, a réaffirmé la portée stratégique de cette initiative. Il a rappelé qu’aux Comores, la pêche représente un secteur vital pour les revenus des populations, notamment des jeunes et des femmes. Il a par ailleurs souligné que l’absence de techniques adéquates de conservation et de transformation entraîne une dépréciation significative de nombreux produits halieutiques.
Cette situation limite l’accès des producteurs à des marchés plus rémunérateurs. Dans ce cadre, l’atelier prévoit des sessions de formation pour renforcer les compétences des acteurs de la filière, ainsi qu’une mission de terrain destinée à analyser de manière concrète les difficultés rencontrées par les pêcheurs.
Les participants ont également souligné l’importance du respect des normes de qualité pour pénétrer les marchés internationaux. Ils ont abordé les impacts du changement climatique sur les ressources marines et la nécessité de leur protection.
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Les échanges ont par ailleurs mis en lumière le rôle crucial des femmes et des jeunes dans la transformation et la commercialisation des produits de la pêche.
Par ailleurs, à travers cet atelier, les pays participants visent à renforcer leur coopération et à promouvoir une pêche durable, capable de générer davantage de revenus tout en préservant les ressources marines.
Aboubakar FAÏSSAL


