Un tremplin freiné par un financement limité
Le secteur agricole offre de nombreuses opportunités d’investissement, notamment à travers la formation, les subventions et l’innovation qui améliorent la productivité. Mais la question demeure de savoir comment garantir un développement durable des acteurs agricoles face au manque de financement et d’accompagnement après la formation.
Le secteur agricole ne se limite pas seulement à l’investissement financier, mais il offre également d’autres opportunités. Parmi celles-ci figurent les financements agricoles qui soutiennent les exploitations, la distribution des engrais et des intrants agricoles pour améliorer les rendements, ainsi que la commercialisation de machines agricoles qui modernise les pratiques et accroît la productivité. L’innovation technologique contribue également à rendre l’agriculture plus performante.
La formation des acteurs du secteur agricole
Toutefois, parmi ces investissements, la formation occupe une place essentielle, car elle permet de renforcer les compétences des acteurs du secteur et de favoriser une agriculture plus efficace et durable. Tel est le cas de Damien ATINKOSSI, producteur à Kpomassè, dans l’arrondissement de Dékanmey, village de Glegbotonou.
Il affirme avoir bénéficié d’une formation agro-pastorale gratuite dans un centre intercommunal, une étape déterminante dans son parcours. « Je ne peux pas dire que je n’ai pas bénéficié de la formation en agriculture », explique-t-il. Entièrement financée, cette formation témoigne de l’importance des partenariats dans le développement du secteur. « La formation a été faite à titre non payant, c’est 100 % gratuit », précise-t-il.
Les effets de ces investissements sont visibles dans les activités quotidiennes des bénéficiaires. C’est à travers cela que Damien explique : « il y a beaucoup de choses nouvelles qui ont changé dans mes activités grâce à la formation ». Cette innovation contribue à améliorer sa productivité et ses revenus. La qualité des produits constitue désormais un avantage concurrentiel. « J’ai des produits de qualité que les bonnes dames apprécient… elles viennent directement chez moi », affirme Damien avec fierté.
Cette reconnaissance sur le marché local renforce sa position en tant qu’acteur important du secteur agricole dans sa commune. Par ailleurs, les subventions agricoles jouent un rôle crucial. « Le gouvernement subventionne les engrais… cela nous soulage », explique-t-il. Ces mesures permettent de réduire les coûts de production et d’améliorer les rendements. « Grâce à ces subventions, on évolue », ajoute-t-il.
Les défis après la formation
L’accompagnement des partenaires techniques et financiers est d’une aide avantageuse. « Les coopératives et les programmes nous apportent un grand soulagement », a-t-il affirmé. Ces appuis favorisent une meilleure organisation des producteurs et renforcent leurs capacités. Mais, malheureusement, certains obstacles subsistent. Le manque de financement après la formation constitue un frein majeur. « Si tu as fini ta formation et que tu n’as pas les moyens, comment vas-tu faire ? », s’interroge-t-il. Cette situation limite l’impact des investissements sur le long terme.
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Pour faire face à ce défi, Damien propose qu’il faut lancer les formations d’entrepreneuriat agricole dans toutes les communes. Il insiste également sur la nécessité de soutenir financièrement les jeunes en créant des microfinances.
Si les investissements agricoles se poursuivent et s’intensifient, le secteur pourrait devenir un pilier majeur du développement économique et social. À l’inverse, un désengagement risquerait d’accentuer l’exode rural et de fragiliser davantage les communautés agricoles.
Mystéria ALLAHIZI


