LUTTE CONTRE LA GRIPPE AVIAIRE

À l’aube de la fin des importations de poulets de chair, le Gabon renforce sa vigilance face aux risques sanitaires dans un secteur avicole en pleine mutation. Entre exigences de biosécurité et recours aux outils numériques, les acteurs sont appelés à se mobiliser pour garantir une production locale sûre et durable.

Le Gabon renforce son dispositif pour sécuriser la production locale

À l’aube de la fin des importations de poulets de chair, le Gabon renforce sa vigilance face aux risques sanitaires dans un secteur avicole en pleine mutation. Entre exigences de biosécurité et recours aux outils numériques, les acteurs sont appelés à se mobiliser pour garantir une production locale sûre et durable.

À l’aube de la fin des importations de poulets de chair, le Gabon renforce sa vigilance face aux risques sanitaires dans un secteur avicole en pleine mutation. Entre exigences de biosécurité et recours aux outils numériques, les acteurs sont appelés à se mobiliser pour garantir une production locale sûre et durable.

La surveillance intégrée de la grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) suscite un intérêt croissant au plus haut niveau de l’État gabonais. Dans cette dynamique, le pays a adopté, vendredi dernier, son tout premier plan national consacré à cette problématique.

Cette décision est intervenue à l’issue de cinq jours de travaux ayant réuni les acteurs des secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de l’environnement, a rapporté l’Agence gabonaise de presse, citant une source ministérielle.

Un cadre opérationnel national de référence

Il s’agit, en effet, d’un document élaboré selon l’approche « Une Seule Santé ». Couvrant la période 2026-2030, il constitue désormais le cadre opérationnel national de référence pour la prévention, la détection et la riposte face aux risques liés à l’influenza aviaire.

Le document a été amendé et validé par l’ensemble des parties prenantes, sous réserve de l’intégration des recommandations techniques formulées en annexe.

Le directeur général adjoint de l’Élevage et délégué du Gabon auprès de l’OMSA, Dr Morgan Bignoumba, souligne que l’adoption de ce plan répond à un risque réel pour le pays, rappelant les foyers de H5N1 enregistrés en 2022 et 2025. Les analyses issues des travaux confirment, par ailleurs, la circulation persistante des virus de l’influenza aviaire en Afrique centrale et de l’Ouest.

Selon lui, le plan validé permet d’harmoniser les méthodes de surveillance dans les zones à risque, notamment les marchés de volailles, les points d’eau et les parcs nationaux fréquentés par les oiseaux migrateurs.

À en croire l’Agence gabonaise de presse, le Dr Bignoumba a également souligné que le développement rapide du secteur avicole au Gabon accentue les risques sanitaires. Dans ce contexte, la maîtrise de la grippe aviaire s’impose comme un enjeu majeur, d’où la nécessité de disposer d’un document formel structurant les actions de prévention et de surveillance.

Appréciation des participants

À l’occasion, les participants ont apprécié les outils opérationnels proposés pour le suivi technique du plan, soulignant leur pertinence en matière de collaboration avec les institutions, les laboratoires, les organismes sectoriels et les partenaires, sous la coordination stratégique de la plateforme « Une Seule Santé ». Dans un élan commun, ils ont recommandé de rendre cette plateforme pleinement fonctionnelle sur l’ensemble du territoire, tout en renforçant les capacités des laboratoires de santé humaine et animale et en achevant l’équipement du laboratoire national vétérinaire.

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Conscients des enjeux, ils ont insisté sur l’impératif d’allouer des ressources dédiées à la surveillance épidémiologique, de garantir l’interopérabilité des systèmes de gestion des données et de former puis d’équiper efficacement les agents des Eaux et Forêts, en première ligne face aux risques.

Sur le plan réglementaire, les participants ont appelé à une actualisation du cadre législatif et institutionnel, afin de consolider durablement le système national de surveillance selon l’approche « Une Seule Santé ». Ils ont, enfin, réaffirmé avec détermination leur engagement à accompagner la finalisation, la diffusion et la mise en œuvre effective de ce plan, perçu comme un rempart essentiel pour la santé publique et la sécurité sanitaire du pays.

Par ailleurs, à l’heure où le Gabon s’engage vers l’autosuffisance avicole, la vigilance sanitaire s’impose comme une priorité absolue. Plus que jamais, l’anticipation et l’innovation apparaissent comme les clés pour sécuriser durablement le secteur.

Aboubakar FAÏSSAL

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