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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

ACCES AUX INTRANTS AGRICOLES À NIKKI – PÈRÈRÈ : Les agriculteurs toujours face à leur mer à boire

 ACCES AUX INTRANTS AGRICOLES À NIKKI – PÈRÈRÈ : Les agriculteurs toujours face à leur mer à boire

Dans le Borgou, la campagne agricole en cours est confrontée à plusieurs difficultés. Entre autres, l’accès aux intrants agricoles. Ce qui met les producteurs dans une impasse totale

Josita YACOUBOU

Au Bénin, comme dans la plupart des pays non développés, l’économie est essentiellement basée sur l’agriculture. Dans le milieu rural, la période de préparation des sols et semis est primordiale pour les producteurs. Elle a une courte durée et se fait de façon stratégique. Sans de bonnes semences, la survie des semis voire des travaux champêtres des communautés rurales serait compromise. Le soja est semé entre juin et juillet jusqu’au début août au Nord Bénin. Lors de cette courte période, les producteurs se démêlent pour avoir accès aux intrants agricoles tels que pesticides, herbicides, fertilisants et autres, ainsi qu’à la main d’œuvre.

Pour Orou Djiman producteur de soja vivant à Pèrèrè,

« cette période de semis, pour les intrants tels que herbicides soja plus, il s’en est déjà approvisionné à Parakou principalement dans la structure Sodéco ».

Pour la main-d’œuvre, il a « sa petite famille qui participe à l’avancement des travaux » raconte-t-il avec un air assuré. Il ajoute qu’il a déjà démarré les labours. Même si les pluies ne sont pas vites venues comme il l’espérait. Comme cet agriculteur, plusieurs autres agriculteurs comme Osseni Séidou, producteur de soja à Nikki ont déjà débuté les semis. Pour ce dernier, le labour se fait avec ses bœufs de trait, ce qui est pratique pour lui et le fait dépenser moins.

« Je fais mes labours avec mes bœufs car j’ai plusieurs hectares, ce qui fait que les travaux champêtres avancent bien. Cela me fait éviter beaucoup de mains d’œuvre et aussi l’argent pour louer de tracteur pour les labours ».

Toujours selon ce même producteur, les producteurs ont assez de chance cette année, car les frontières sont ouvertes, ce qui favorise l’approvisionnement des intrants agricoles à des prix abordables pour tous, surtout pour les producteurs vivant dans les milieux reculés et enclavés. Mais bien que les labours des cultures ait déjà démarré au Nord Bénin, les producteurs font face à plusieurs difficultés.

L’accès limité des intrants agricoles (engrais chimiques surtout) constitue un frein à la production agricole. Les semences de bonne qualité sont cruciales pour affronter les défis de l’insécurité alimentaire. Pour accéder à la sécurité alimentaire, les agriculteurs utilisent des semences de qualité des variétés appropriées à leurs besoins. Cependant, les difficultés d’accès aux terres fertiles, l’accès limité aux ressources financières et intrants agricoles constituent un handicap sérieux à la productivité agricole. Par ailleurs, la rareté des pluies, et autres catastrophes naturelles tels que la sécheresse, les inondations ont d’impact de plus en plus dévastateur sur les systèmes de productions agricoles. Pour Orou Djiman, le coût des engrais a particulièrement eu une hausse, ce qui fait que pour s’en approvisionner, il faut souffrir le martyr.

Pour donc faire face à ces difficultés de la hausse des prix des engrais et autres intrants agricoles et de l’accès limité des intrants agricoles dans les milieux reculés et enclavés, les producteurs appellent le gouvernement au secours.

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