Édito : Le paradoxe béninois de l’alimentation saine

Édito : Le paradoxe béninois de l’alimentation saine

Le dernier rapport de la FAO met en lumière une vérité qui dérange : au Bénin, comme dans nombre de pays africains, manger sainement reste un luxe pour une partie de la population. Notre pays se classe 13ᵉ sur le continent en termes de coût d’une alimentation équilibrée. En apparence, une position honorable à applaudir. Mais en réalité, un chiffre qui cache une autre urgence : la majorité des Béninois n’a tout simplement pas les moyens de franchir ce seuil.

 

Édito : Le paradoxe béninois de l’alimentation saine

Comment expliquer ce paradoxe ? Les produits existent, les marchés regorgent de fruits, de légumes, de céréales et de protéines locales. Mais entre la faiblesse des revenus, la dépendance aux féculents bon marché et l’absence d’une véritable éducation nutritionnelle, la promesse d’une alimentation saine s’évapore.

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Ce constat doit être une grande préoccupation. Produire mieux, distribuer efficacement, éduquer à consommer intelligemment. Car la sécurité alimentaire ne se résume pas à remplir les assiettes, mais à y mettre de quoi nourrir réellement la santé et l’avenir.

Jean-Baptiste HONTONNOU

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