Abomey-Calavi
Agriculture

Améliorer les compétences numériques des agriculteurs

Absolument nécessaire. Développer et déployer des solutions technologiques en faveur des agriculteurs est certes utile, mais le plus utile encore, serait de rendre accessible ces solutions en simplifiant l’usage et en les formant.

Ruud Grim de NSO souligne que les TIC offrent de nouvelles opportunités dans l’agriculture rendant le secteur attrayant pour la jeunesse

Il est bien plus évident aujourd’hui que les agriculteurs ont une très faible capacité à utiliser pleinement les technologies mise à leur disposition. L’urgence est de rendre les services technologiques beaucoup plus faciles et simple à utiliser par les petits producteurs.

Lors de la conférence G4AW en cours au Pays-Bas, les panélistes les entreprises proposant des services technologiques aux agriculteurs sont invités à revoir leur approche. Pour eux, il faudrait poser un diagnostic clair et critique des différentes solutions déployées pour aider les petits exploitants agricoles basés sur les expériences de terrain de chaque participant.

Les différents panélistes posant le diagnostic

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Et sur le coup, Catherine LE COME, conseiller technique mondial élevage SNV WORLD et co-fondatrice de Garbal service ; Boudewijn Silfhout, PDG d’ELEAF (entreprise technologique connue dans l’informatique et la distribution de modèles et de services de données pour la gestion de l’eau, la durabilité, le climat, l’agriculture) ; Mark Noort, de HCP International, très actif dans un groupe sur l’observation de la Terre dans le monde du soutien à la sécurité alimentaire et à la sécurité mondiale de l’eau et Ruud Grim de NSO sont tous unanimes.

Ils suggèrent que les solutions technologiques doivent véritablement être centrées sur l’utilisateur final afin d’être utiles.

Impliquer les agriculteurs

Les agriculteurs pour qui ces solutions sont développées doivent être fortement impliquées pour garantir une certaine appropriation des services développés.

Catherine Le Come, co-fondatrice de Garbal service atteste que ces agriculteurs sont impliqués dans la conception et la mise en œuvre des programmes et services technologiques et que même, quelques fois, les idées viennent d’eux-mêmes.

“Je tiens à dire que je suis un représentant à part entière des éleveurs. J’ai en effet eu la chance de travailler intensément avec les agriculteurs et les éleveurs de l’Afrique de l’ouest au cours des dernières années avec SNV. Je pense que l’un des principaux enseignements de notre expérience est qu’ils sont pleinement impliqués dans la conception et la mise en œuvre du projet GARBAL au Mali, au Burkina. L’idée initiale vient d’eux”, partage Catherine Le Come.

Les agriculteurs pour qui ces solutions sont développées doivent être fortement impliquées pour garantir une certaine appropriation des services développés.

Catherine Le Come, co-fondatrice de Garbal service atteste que ces agriculteurs sont impliqués dans la conception et la mise en œuvre des programmes et services technologiques et que même, quelques fois, les idées viennent d’eux-mêmes.

“Je tiens à dire que je suis un représentant à part entière des éleveurs. J’ai en effet eu la chance de travailler intensément avec les agriculteurs et les éleveurs de l’Afrique de l’ouest au cours des dernières années avec SNV. Je pense que l’un des principaux enseignements de notre expérience est qu’ils sont pleinement impliqués dans la conception et la mise en œuvre du projet GARBAL au Mali, au Burkina. L’idée initiale vient d’eux”, partage Catherine Le Come.

Elle souligne que les agriculteurs et éleveurs apprécient la possibilité d’avoir ces outils pour prendre des décisions et obtenir plus de prévisibilité dans la gestion de leur exploitation agricole.

Catherine Le Come, co-fondatrice de Garbal

(re)lire : Développer un vaste réseau de stations météorologiques

“Et lorsque le programme G4AW est arrivé, nous les avons encore impliqués.  Au Mali, les agriculteurs et éleveurs font partie de la collecte des données sur le terrain parce que nous combinons les informations géo-satellitaires avec la collecte des données sur le terrain concernant les prix des denrées sur le marché par exemple, la concentration alimentaire, ou certaines ressources naturelles”, ajoute Catherine Le Come.

Citant l’exemple du Mali, elle précise qu’à travers le programme G4AW les agriculteurs sont pleinement impliqués dans la chaîne d’information et contribuent aussi à faciliter la sensibilisation d’autres à adopter les mêmes outils.

En conclusion, l’adoption d’une approche transformatrice avec une attention particulière sur l’amélioration des compétences numériques des agriculteurs facilitera l’appropriation de ces services technologiques.

C’est d’autant plus utile que de mettre toutes les énergies dans le développement des services géospatiales qui in fine, ne seront pas utilisés.

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Giovanni H.

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